Aromathérapie, la puissance de la nature au service de la santé

Le pouvoir antiseptique, antiviral et antibactérien des huiles essentielles en font une bonne alternative aux antibiotiques.

 

Aromathérapie, la puissance de la nature au service de la santé

L’usage des huiles essentielles remonte à des milliers d’années.

Il y a plus de 6000 ans les Égyptiens utilisaient des parfums et faisaient des remèdes. Leurs prêtres utilisaient les huiles essentielles pour embaumer les morts.
En Chine, vers la même époque, l’empereur Kiwang-Ti écrivait le premier ouvrage connu sur l’art de cultiver, cueillir, conserver et utiliser les aromatiques et révéla des indications encore reconnues exactes par les phytothérapeutes.

Ce savoir se transmit aux médecins grecs, romains et arabes dont les travaux ont influencé la médecine durant de nombreux siècles.
On utilisa les huiles essentielles jusqu’à la fin du XIXème siècle, époque où l’on commence à fabriquer des essences synthétiques, un procédé qui s’avère plus simple et moins onéreux que l’extraction des huiles essentielles. Ce sera le début du déclin de la médecine par les plantes, de la médecine naturelle.

On doit le premier manuel moderne d’aromathérapie au chimiste français René-Maurice Gattefossé, qui, dans les années 20, avait découvert les propriétés thérapeutiques de l’huile essentielle de lavande.
Ce fut ensuite, dans les années 60, que le Dr Jean Valnet publiait un ouvrage sur l’aromathérapie qui aura un grand impact sur certains médecins et surtout auprès du public.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle?

Il s’agit d’un produit volatile, liquide ou semi-liquide, composé de molécules aromatiques sécrétées par certaines plantes ou certains arbres. Comme toute huile, elle n'est pas soluble dans l’eau, mais elle n’est cependant pas une huile au sens où on l’entend généralement, ce n’est pas un produit gras.

L’huile essentielle est le plus souvent obtenue par la distillation à la vapeur d’eau de tout ou partie de la plante ou de l’arbre, réputé aromatique.
Le procédé d’extraction doit être réalisé avec beaucoup de soins, de façon à obtenir une huile essentielle pure, exempte de résidus, et respecter au mieux sa composition biochimique originelle.


La chromatographie permet d’établir la composition biochimique précise et d’attribuer à chaque variété sa propre carte d’identité.
Il existe trois méthodes d’extraction, cependant seule la distillation par la vapeur d’eau permet d’obtenir des huiles essentielles compatibles avec une utilisation thérapeutique.

Choisir une huile essentielle

Une huile essentielle de qualité doit-être pure à 100% et provenir, lorsque c’est possible de culture biologique. Elle devra être conservée dans un récipient opaque, au frais et à l’abri de la lumière.

Lorsque l’on utilise une huile essentielle il est également très important de s’assurer de l’espèce botanique et de sa variété lorsqu’il peut y avoir confusion. Par exemple Anthemis nobilis, désigne la camomille romaine, alors que Matricaria recutiva, désigne la camomille allemande. Lavendula vera, désigne la lavande sauvage et lavendula vera variété maillette, la lavande cultivée.
Il est également important d’identifier la partie de la plante ou de l’arbre et son origine géographique, celle-ci ayant une influence notoire sur la spécificité biochimique d’une espèce botanique.
Le meilleur exemple étant le romarin, dont il existe trois spécifités biochimiques différentes (le romarin à camphre, le romarin à cinéole et le romarin à verbénone) et donc des usages thérapeutiques également différents.

Les propriétés des huiles essentielles

Elles varient d’une variété à l’autre, certaines propriétés pouvant se retrouver dans différentes huiles essentielles.

Une des propriétés les plus intéressantes de nombreuses huiles essentielles, est leurs actions antiseptiques et anti-infectieuses, particulièrement en cette époque ou le pouvoir des antibiotiques à tendance à être mis à l’épreuve par les bactéries et leur inutilité pour lutter contre les affections virales.
Ce pouvoir antibactérien peut-être vérifié au moyen d’un aromatogramme, une technique similaire à l’antibiogramme, qui consiste à placer des pastilles imprégnées d’huiles essentielles différentes sur un support nutritif sur lequel a poussé un germe prélevé sur un malade. Cette technique permet de constater la disparition du germe autour des pastilles d’huiles essentielles auquel il est sensible.

Les huiles essentielles d’origan, de thym, de cannelle de Ceylan et de Chine, la sariette de Provence, le pin, la myrte du Maroc et la girofle, sont celles démontrant le plus de pouvoir antiseptique. Selon le Dr Paul Belaiche, auteur du livre « Traitement des maladies infectieuses par la phytothérapie », en utilisant un mélange de ces huit huiles essentielles, on ne risque pas de se tromper.

Hormis les propriétés antibactériennes, certaines huiles essentielles possèdent également des propriétés antivirales, antimycosiques et antiparasitaires. Un pouvoir de drainage sur les émonctoires que sont le foie, les reins, les intestins, les reins, les poumons et la peau.
On constate également une action sur le système nerveux par des propriétés calmantes ou toniques.

Utilisation des huiles essentielles

Les huiles essentielles peuvent être utilisées par voie externe ou interne. Cependant il faut toujours être conscient qu’elles sont très puissantes et possèdent donc également un pouvoir toxique potentiel. Il est donc très important de suivre scrupuleusement les dosages, les recommandations et avertissements pour chaque huile essentielle utilisée.

Le propos de cette chronique étant simplement une introduction aux possibilités offertes par l’utilisation des huiles essentielles, le lecteur devra compléter son information dans certains ouvrages spécialisés, tels que ceux mentionnées à la fin de cette page, ou consulter un professionnel en aromathérapie. Il est cependant possible, en s’informant correctement et en prenant les précautions d’usages, d’utiliser avec succès les huiles essentielles pour un grand nombre de petits problèmes de santé.

Différentes façons d’utiliser les huiles essentielles

Usage externe :

Très longtemps ce fut la seule utilisation des huiles essentielles. Le degré de pénétration à travers la peau des huiles essentielles est puissant et les principes actifs se retrouvent rapidement dans le sang et l’organisme.


Jean Valnet mentionne que la grande diffusion des huiles essentielles à travers la peau permet de penser que, par cette voie, le traitement agit également de manière générale. Certaines recherches ont prouvé que les essences traversent les téguments et arrivent très rapidement dans la circulations sanguine pour être éliminées notamment par les poumons et les reins, faisant bénéficier ces organes de leurs propriétés désinfectantes, antispasmodiques ou stimulantes.


Les propriétés d’absorption de la peau ont, de tout temps, été utilisées dans le traitement d’affections générales (badigeons de teinture d’iode, frictions avec des liniments à base d’ail, d’huile d’olive, de camphre, etc.).


Le Pr. Valette a étudié, il y a plusieurs années, le pouvoir de pénétration des essences à travers le revêtement cutané. Solubles dans les graisses de la peau, elles en traversent très rapidement les couches externes et passent très rapidement dans le sang.

C’est donc une utilisation qu’il ne faut pas négliger. Dans bien des cas elle sera plus sécuritaire que l’ingestion directe qui est souvent délicate avec les huiles essentielles. Il faut cependant savoir que certaines huiles essentielles sont très irritantes pour la peau et photosensibilisantes (ne pas appliquer sur la peau avant l’exposition au soleil).

Le bain aromatique, en achetant une préparation toute faite ou en faisant votre propre mélange. Il est important de savoir que l’huile essentielle n’est pas soluble dans l’eau et ne peut donc être mise directement dans l’eau de votre bain. Cela n’aura aucun effet bénéfique, si ce n’est au contraire de produire des irritations, dans certains cas. Il est indispensable de mélanger les huiles essentielles avec une base, qui peut-être un shampoing neutre, ou de l’huile d’amande douce, ou tout simplement dans un jaune d’œuf battu.

En massage ou en friction, à l’aide d’un baume ou onguent à base d’huiles essentielles. On peut également faire son mélange dans une base d’huile d’amande douce, de macadamia ou d’avocat (il y en a d’autres, mais ces trois sont les plus polyvalentes).
Cette utilisation des huiles essentielles fera le plus grand bien lors de problèmes articulaires, musculaires, de migraines, d’insomnie, de dépression, de problèmes digestifs ou respiratoires.

Toujours diluer les huiles essentielles dans de l’huile végétale avant d’appliquer sur la peau. Seuls exceptions : les huiles essentielles de lavande, de Tea tree et de Ravensare (Cinnamomum camphora) peuvent être appliquées directement sur la peau.

L’inhalation, on dépose quelques gouttes d’un mélange d’huiles essentielles dans un récipient spécial ou un grand bol d’eau très chaude. On respire la vapeur dégagée en se tenant la tête sous une serviette. Ne pas dépasser une dizaine de minutes. Lorsque l’inhalation est terminée, rester au chaud pour au moins 30 à 60 minutes.

Bain de bouche et gargarisme, il existe des mélanges spécialement formulés pour cet usage. Très utile pour les infections de la bouche et de la gorge, ou simplement comme hygiène préventive.

Diffuseurs, cette méthode permet de répandre dans l’atmosphère d’une pièce ou d’un local, des gouttelettes ou un fin brouillard d’huiles essentielles, qui capteront les poussières de l’air ambiant et le purifieront en tuant les bactéries et virus. Un moyen efficace d’assainir l’air de son milieu de vie ou de travail. Il existe de nombreux modèles de diffuseurs en vente dans les pharmacies ou magasins spécialisés en produits naturels.

Usage interne

Par ingestion, cette façon d’utiliser les huiles essentielles demande beaucoup de précautions et devrait être pratiquée uniquement sous supervision d’un aromathérapeute. Il est cependant possible d’ingérer quelques gouttes par jour (de une à 6 gouttes) de certaines huiles essentielles. Il est important d’être parfaitement informé et de connaître l’effet des huiles essentielles ingérées.

Attention, très important: Ne jamais donner d’huile essentielle par voie buccale à un enfant de moins de cinq ans. Les femmes enceintes doivent également s’abstenir d’ingérer une huile essentielle. Et ne jamais dépasser 3 gouttes par jour et une goutte à la fois chez les enfants de 5 à 12 ans.


Avant de consommer par voie interne une huile essentielle faire un test de sensibilité, en plaçant 1 goutte sur l’intérieur du poignet. Attendre 30 à 60 minutes et s’assurer de l’absence de réaction cutanée sous forme de rougeur, irritation ou démangeaison.

Voie rectale et vaginale, cette utilisation doit-être réservée à la prescription médicale.

Utilisation des huiles essentielles durant les épidémies

 

Les huiles essentielles sont utiles pour un grand nombre de problèmes de santé, en prévention ou en traitement. Ce sont des agents thérapeutiques très puissants qui seront également très utiles lors d’épidémies de grippes ou autres affections infectieuses.

En prévention elles peuvent être utilisées en diffusion ou vaporisation pour aseptiser l’air ambiant.
Jean Valnet, dans son ouvrage sur l’aromathérapie, mentionne
« Le Pr Griffon, Directeur des laboratoires de Toxicologie de la Préfecture de Police, membre de l’Académie de Pharmacie et du Conseil Supérieur d’Hygiène, étudia l’activité antiseptique d’un mélange d’essences aromatiques pour la purification bactériologique de l’air.

Un mélange d’essences fut dispersé sous forme de brouillard à l’aide d’un appareil. Le Pr Griffon étudia la vitalité des germes microbiens existant en suspension dans l’air avant et après l’action d’un brouillard du mélange utilisé. Les germes sont reçus par dépôts spontanés sur des boites de Petri ouvertes. Les résultats peuvent être ainsi résumés : A 15 cm du sol (lieu où la pollution microbienne est des plus importantes) les boîtes ouvertes depuis 24 heures dans une pièce non encore traitée par pulvérisation, montrèrent 210 colonies de flore microbienne totale. Déjà en 15 minutes, les boites ne comportaient plus que 62 colonies totales. Or si l’on traite la pièce par une pulvérisation d’essences aromatiques, les boites ouvertes 15 minutes après nébulisation ne montrent plus que 14 colonies de flore microbienne totale et trente minutes plus tard les essences aromatiques ont détruit dans l’air ambiant toutes les moisissures et tous les staphylocoques et n’ont laissé que 4 colonies microbiennes sur les 210 du début. »

Selon une autre expérience réalisée dans un hôpital, tous les germes disparaissent en quelques heures.

En pratique :

En cas d'épidémie de grippe, ou lors d'une affection dans votre foyer, diffusez le mélange suivant:

  • Huile essentielle de citron: 2 gouttes
  • Huile essentielle de ravensara (Cinnamomum camphora): 2 gouttes
  • Huile essentielle de niaouli: 2 gouttes
  • Huile essentielle d'eucalyptus: 2 gouttes

En friction sur le corps, les huiles essentielles seront respirées et absorbées au travers de la peau. Tous les systèmes de l’organisme en bénéficieront, y compris le système respiratoire et immunitaire.

En pratique :

Huiles essentielles d'Eucalyptus officinal et de Ravensara (Cinnamomum camphora) Attention il y a plusieurs sortes de ravensara ou ravensare et beaucoup de confusion. Portez une attention particulière au nom botanique : Cinnamomum camphora.

Doses égales d’un mélange 10 ml pour adultes et 5 ml pour enfants, dans une base d’huile d’amande douce. En frictions thoraciques et plantaires répétées. Également quelques gouttes au niveau du poignet 2 ou 3 fois par jour.

Lorsqu’il sera nécessaire de traiter une maladie virale, le malade pourra également recourir à l’ingestion de certaines huiles essentielles.

Huile essentielle d'Eucalyptus officinal, Origan, Ravensara aromatique (Cinnamomum camphora) 1 goutte de chaque dans un peu de miel, 2 fois par jour. Ne pas administrer ce traitement aux enfants de moins de 12 ans.

Ce traitement sera complémentaire à d’autres traitements, voir notre chronique :
Les meilleurs remèdes naturels pour prévenir et traiter la grippe

Pour les propriétés des plantes en huiles essentielles se sont généralement les mêmes que celles reportées pour la plante, avec cependant des exceptions qu’il est bon de vérifier dans un ouvrage spécialisé. Notre herbier vous donnera un aperçu des propriétés d’un grand nombre de plantes.

Référence d'ouvrages spécialisés

Ils sont nombreux. Nous vous recommandons, si vous pouvez trouver un exemplaire, L’aromathérapie, traitement des maladies par les essences des plantes, du Dr Jean Valnet.
Également dans les livres plus récents : Ma bible des huiles essentielles de Danièle Festy et ABC des huiles essentielles du Dr Telphon.

 

 

 


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