Agriculture biologique :

Alors que l'agriculture industrielle tente de nourrir les sols en apportant quelques éléments chimiques de base, l'agriculture biologique considère que seul le recyclage des matières organiques permet d'apporter au sol une fertilisation complète et économique.

 

Agriculture biologique :

Les résultats d'une étude danoise ont révélés que les rats élevés avec les légumes biologiques étaient plus sains que les rats alimentés avec des légumes non biologiques,

selon les résultats de la recherche effectuée par des chercheurs à l'Institut danois des sciences agronomiques (DIAS).

Dans une autre étude menée à l'université de Washington, la chercheuse Cynthia Curl a démontré que le taux de pesticides dans l'urine d'enfants nourris avec une alimentation biologique étaient nettement sous les normes minima généralement recommandées, alors que l'urine d'enfants nourris conventionnellement contenait des taux 4 fois plus élevés que ceux recommandés et de 6 à 9 fois plus élevés que ceux des enfants nourris " bio ". D'autres études ont confirmés ces données.

Agriculture conventionnelle :

Toute la recherche en agronomie a toujours été axée sur la surproduction. Produire plus et plus gros, sans réelle préoccupation sur la richesse en éléments nutritifs contenus dans l'aliment produit.

Une culture intensive qui affaiblit les sols de productions et produit des plantes affaiblies qui deviennent une proie facile pour les maladies et parasites. Ce type de culture recourt abondamment aux engrais chimiques, utilisés en quantités et mélanges pas nécessairement réels par rapport aux véritables besoins de la terre et des plantes. Usage abusif d'herbicide et insecticide pour maintenir en vie des plantes fragilisées au maximum.

Ces insecticides et herbicides tuent les insectes pollinisateurs, dont les abeilles et les oiseux. L'équilibre écologique est détruit : les oiseaux insectivores maintiennent la population des insectes à un niveau acceptable. Les abeilles assurent à elles seules 85% de la pollinisation, or il est apparu que les fruits issus d'une pollinisation d'insectes, étaient mieux noués à l'arbre (c'est-à-dire qu'ils tiennent mieux à la branche et ne risquent pas de tomber au sol où ils pourrissent), et présentent un plus bel aspect.

Un tiers de l'alimentation humaine dépend directement ou indirectement des insectes polinisateurs. On a rapporté que seulement aux États-Unis, en une seule année, les pesticides avaient détruits environ 500.000 ruches. Si celles-ci ne sont pas détruites, les produits de la ruche peuvent également être contaminés. Les herbicides hormonaux peuvent être ramenés à la ruche où ils sont susceptibles de contaminer les abeilles, le miel et la cire. On a retrouvé la trace dans la cire de la ruche, de certains de ces produits, 650 jours après le début d'une expérience portant sur la possibilité de contamination d'une colonie par les herbicides. C'est par l'intermédiaire de l'eau récoltée que les contaminations sont les plus importantes. Lorsque les abeilles meurent, les hommes sont en danger! Cette pollution de la culture industrielle contribue également à la pollution des eaux, par l'infiltration dans les sols de produits chimiques utilisés en agriculture, et la contamination des nappes d'eau souterraines. Cette pollution menace l'équilibre écologique de notre environnement et notre propre existence.

Philosophie de l'agriculture biologique

Alors que l'agriculture industrielle tente de nourrir les sols en apportant quelques éléments chimiques de base (azote, phosphore, potassium, magnésium), l'agriculture biologique considère que seul le recyclage des matières organiques selon les lois naturelles permet d'apporter au sol une fertilisation complète et économique. Les avantages recherchés par une structure agricole diversifiée sont les suivants :

- Amélioration des équilibres écologiques et diminution des attaques parasitaires à la suite d'une augmentation du nombre d'espèces par unité de surface.
- Économie énergétique. L'agriculture moderne est grande consommatrice d'énergie fossile sous forme de pétrole et est un des plus grands responsables du réchauffement planétaire.
- Amélioration de la stabilité des revenus, grâce à une diversification de production et à une meilleure répartition des risques.
- Paysages variés et attrayants, ayant une grande valeur récréative.
- Meilleures chances de garder les jeunes à la terre.
- Promouvoir la santé de la population en lui proposant une alimentation exempte de produits toxiques et plus riches en éléments nutritifs.

Il a souvent été fait mention que la culture biologique ne pouvait atteindre les rendements de la culture conventionnelle. Une étude faite dès 1974 démontrait que les rendements moyens de légumes en culture biologique étaient de 24% exprimés en matières fraîches mais comparables une fois exprimés en matière sèches. Ce qui signifie que les consommateurs de produits biologiques bénéficiaient de plus d'éléments nutritifs par kilos de produits.

Dans l'élevage, les rendements des exploitations biologiques sont très bons, et même souvent supérieurs à ceux des exploitations conventionnelles. L'expérience a montré que le bétail jouit d'une meilleure santé et d'une durée de vie plus longue s'il est alimenté exclusivement avec du fourrage cultivé biologiquement. Lorsque les vaches vivent dehors, les bêtes sont propres, elles ont le pelage brillant, un aspect vif et sain. Plus de mammites, tuberculose, stérilité ou vache folle! La qualité du lait est bien supérieure et une vache peut produire plusieurs années de plus que la vache élevée conventionnellement.

Principes de base de l'agriculture biologique

La culture biologique se base sur cinq techniques :

- Fertilisation à base organique utilisant la technique du compostage en tas, en surface.
- Pratique des engrais verts
- Rotations et associations de culture
- Apports de matières minérales naturelles
- Travail du sol approprié, excluant les retournements profonds

Le compostage :
En réutilisant les déchets de végétaux et des herbes sauvages on redonne au sol des éléments nutritifs par l'intermédiaire du compostage. La fabrication de celui-ci demande du soin, mais le temps passé à sa confection sera rendu au centuple par l'obtention de récoltes importantes résistant bien aux intempéries, aux maladies et aux insectes prédateurs. Le tas de compost doit être en contact direct avec la terre afin que les micro-organismes et les vers de terre y vivent en parfaite harmonie et se maintiennent en vie. Leur présence est capitale pour la réussite en culture biologique.

Le vers de terre est un des meilleurs collaborateurs de l'agriculteur. Il a en effet la particularité d'ingérer tout ce qui est biodégradable et de le restituer sous forme de terreau extrêmement fertile.
La présence du vers de terre dans les sols contribue également à oxygéner les couches supérieures du sol en l'aérant. Certains micro-organismes sont également très utiles en élaborant des transmutations biologiques des minéraux nécessaires à la plante.

Les engrais verts :
Lorsqu'une terre est nue, elle souffre et commence à se couvrir d'un voile de végétation. En culture biologique on évite que la terre reste nue et subisse l'action directe des rayons du soleil, qui la brûlera et la dessèchera, entravant le travail des micro-organismes de surface. Les gouttes de pluie non stoppées par la végétation bombarderont le sol et en abimeront la structure. Lorsqu'il y a couverture de végétaux vivants, le sol est constamment à l'ombre et ses plantes fourniront de l'eau par l'évaporation souterraine, la rosée du matin et le serein du soir. L'absence d'une couverture de végétation favorisera l'érosion par l'eau et le vent.

Le sol :
En hiver la terre doit se reposer, il faut donc la désherber (mécaniquement et non à l'aide d'herbicides chimiques), aérer le sol et apporter le compost. Il faut surtout bien couvrir la terre avec de la paille ou du compost afin de garantir le maintien de la vie. Un sol ne doit jamais rester à nu, ni à la merci des intempéries.

En agriculture biologique on déconseille le retournement en profondeur du sol. Chaque couche de terre arable correspond à des micro-organismes aux fonctions bien définies. Par le labour où le bêchage on va briser l'harmonie régnant entre ces couches, les micro-organismes enfouis à 20 cm et plus, seront privés d'air et incapables de digérer d'une manière rationnelle les matières organiques enfouies avec eux. Abandonner labour ou bêchage ne signifie pas exclure tout travail du sol en profondeur, au contraire il faut briser le sous-sol, mais les couches de terre ne sont pas retournées.

Conclusion :
Consommer biologique est s'assurer de bénéficier d'aliments plus riches en éléments nutritifs et contenant un minimum de résidus toxiques (dans le monde pollué d'aujourd'hui il est difficile d'obtenir des produits exempts à 100% de polluants toxiques). Recherchez autant que possible les produits cultivés biologiques et certifiées par un organisme reconnu.

Comme le mentionne David Servan-Schreiber dans son récent ouvrage " Anticancer " : La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

 

 

 


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