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personnes les plus attachées à la spiritualité affrontent plus facilement les
difficultés conséquentes aux maladies chroniques que les personnes n'y accordant
aucune importance. C'est la conclusion d'une recherche réalisée par l'Université
Johns Hopkins et qui fut présentée à la réunion annuelle de la Société Américaine
de Gériatrie qui a eu lieu à Washington. Des
études récentes ont suggéré que les personnes possédant une profonde foi religieuse
peuvent améliorer leur qualité de vie. L'étude de l'Université John Hopkins avait
pour objectif d'évaluer la relation entre la spiritualité, la gravité de la maladie
et les sensations de bien-être ressenties par les patients atteints d'affections
chroniques. Le
bien-être spirituel fait partie intégrante de la santé et du bonheur Nombreux
sont les gens qui emploient les expressions spiritualité et religion comme s'ils
étaient interchangeables. Néanmoins, ces deux termes ne sont pas nécessairement
synonymes, car le mot religion définit un système de croyances dont la pratique
s'accomplit en groupes, alors que la spiritualité se vit de façon individuelle
et autonome. La
spiritualité est une communion avec soi-même et les autres, le développement de
son système de valeurs personnelles et d'une recherche du sens de la vie. La
prière et la méditation sont des moyens d'exprimer sa spiritualité. D'autres activités
comme une promenade dans la nature et l'expression artistique sous une forme ou
une autre, comme la musique, la peinture, l'écriture permettent également d'obtenir
un apaisement spirituel. Les
croyances et les pratiques spirituelles vous permettent d'entrer en contact avec
une énergie supérieure. La croyance en une énergie supérieure renforce la capacité
à composer avec les aléas de la vie. Spiritualité
et prière face à la science
Les chercheurs ont examinés les données de 77 malades, atteints d'arthrite rhumatoïde
et âgés de 30 ans ou plus, durant une période d'au moins deux années. La notion
de spiritualité fut définie comme " la capacité pour une personne de se détacher
des sensations immédiates du temps et de l'espace, pour contempler la vie d'une
perspective plus ample et désintéressée ". Selon l'étude, bien que la spiritualité
ne diminua pas les effets de l'arthrite, tels que la douleur ou la mobilité, les
personnes plus spirituelles étaient plus propices à ressentir de la joie et semblaient
jouir d'un meilleur état de santé.
Selon une des chercheurs, il serait possible de bénéficier de tels effets en pratiquant
des techniques aussi accessibles que la relaxation, le yoga ou la méditation.
La manière dont nous définissons la spiritualité ne doit pas nécessairement signifier
une foi religieuse spécifique. Cela peut également être un sentiment d'appartenance
à un groupe ou une communauté de travail, par exemple.
Une autre étude a été publiée en 1988 par un cardiologue, le Dr Randolph Byrd.
Il a réparti en deux groupes 393 patients souffrant de maladies coronariennes:
un groupe bénéficiait de prières, l'autre non. Le tri avait été fait de manière
aléatoire, et personne ne savait à quel groupe appartenait chaque malade. Les
personnes chargées de prier pour quelqu'un connaissaient seulement son prénom
et la nature de son mal. Elles étaient censées penser à lui dans leurs dévotions
quotidiennes, et ce jusqu'à sa sortie de l'hôpital. Aucune d'entre elles n'avait
reçu de consignes particulières quant à la forme ou au contenu de leurs oraisons. À
la fin de l'expérience 10 mois plus tard, les patients pour qui on avait prié
consommaient cinq fois moins d'antibiotiques que ceux du groupe témoin, étaient
deux fois et demie moins sujets à une insuffisance cardiaque et présentaient moins
de risques de subir un arrêt du cœur. Le
Dr William Nolen, très sceptique sur les vertus thérapeutiques de la prière et
qui a publié un livre sur la question, a déclaré que "si cette étude était confirmée,
nous devrions tous prescrire à nos patients de prier trois fois par jour". Le
professeur Dale Matthews, lors du congrès annuel de 1996 de l'Association américaine
pour le progrès de la science, a conclu d'une analyse de 212 études qu'une pratique
religieuse (en l'occurrence la prière) était bénéfique dans plus de 75% des cas.
Cela touche les maladies "psychiques", du type dépression ou addiction mais aussi
l'hypertension artérielle, les cardiopathies et les cancers. Selon
le professeur Benson, méditation et prières sont plus efficaces lorsqu'on a la
foi. "Dans ce domaine, dit-il, la médecine est œcuménique. Toutes les religions
se valent, semble-t-il. Si vous êtes catholique, récitez le " Je vous salue, Marie".
Si vous êtes bouddhiste, méditez sur une pensée du Bouddha. Si vous êtes juif,
psalmodiez le "Shema Israël"... Cela peut être équivalent à un médicament, les
effets secondaires en moins!" Un
nouveau chemin vers la spiritualité, une communion entre le plus profond de votre
être et l'énergie créatrice. Basé
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