Les dénigreurs des suppléments

Dans les milieux officiels, on constate une très nette tendance à ne pas reconnaître l’utilité des suppléments alimentaires. Même lorsque la recherche indique clairement cette utilité, on fait des pieds et des mains pour dénigrer les suppléments alimentaires. Voici un exemple qui illustre bien cette regrettable tendance.

C’est le cas de la fameuse étude SU.VI.MAX. Elle a été lancée en 1994 pour savoir si un supplément de vitamines et de minéraux antioxydants pouvait prévenir les maladies chroniques. Pour cette étude, 13 017 personnes (hommes et femmes) ont pris chaque jour, pendant huit ans, soit un supplément contenant 6 mg de bêta carotène, 120 mg de vitamine C, 30 mg de vitamine E, 20 mg de zinc et 100 mcg de sélénium ou un placebo.

En 2003, les résultats de l’étude ont été révélés. Ils confirmaient que les hommes ayant pris le supplément d’antioxydants ont eu 31% moins de cancers et ont réduit leur mortalité de 37% par rapport à ceux qui prenaient le placebo. Dans le cas des femmes, aucun bénéfice sur le cancer n’a cependant été observé. Chez les deux sexes, on n’a pas non plus trouvé de bénéfice quant à la santé cardiovasculaire.

Néanmoins, la réduction de 31% des cancers et de 37% de la mortalité chez les hommes constitue des points forts positifs de l’étude. Comme plusieurs observateurs l’ont mentionné, lorsque le protocole de cette étude a été déterminé, les quantités de vitamines et de minéraux antioxydants étaient sans doute trop faibles pour qu’on puisse escompter les meilleurs résultats. Mais les résultats obtenus ne sont cependant pas négligeables.

L’interprétation que les chercheurs ont fait des résultats de cette étude a néanmoins été très étonnante, pour ne pas dire totalement irrationnelle. Dans le dossier de presse résumant cette étude, les chercheurs, en guise de conclusion, ont insisté sur le fait que l’utilisation d’une capsule (telle que donnée à un grand nombre des participants à la recherche) répond uniquement à des impératifs méthologiques. « Nos résultats ne justifient pas l’utilisation de suppléments sous forme de pilule miracle.» Les chercheurs ont même ajouté que les suppléments médicamenteux (lire ici « suppléments alimentaires ») pourraient avoir des effets négatifs contraires à ceux attendus.

En d’autres mots, les chercheurs nous disent que la prise des suppléments de vitamines et de minéraux antioxydants utilisés durant l’étude par un grand nombre d’individus et qui ont donné des résultats positifs, ne doit pas être suivie par la population. Risquant carrément de se rendre ridicules, les chercheurs affirment que cette prise pourrait même s’avérer dangereuse, Ce qu’il faut faire, selon eux, c’est d’aller chercher ces antioxydants dans l’alimentation, notamment dans les fruits, les légumes et les céréales.

Cette affirmation est pourtant partiellement fausse. Dans le cas de la vitamine C et du bêta-carotène, il peut être possible de rencontrer la supplémentation respective de 120 mg et de 6 mg. Mais dans celle de la vitamine E, l’alimentation n’apporte pas les 30 mg fournis par le supplément utilisé dans la recherche. Quant au zinc qui pourrait théoriquement être fourni par la consommation de pain complet, la présence d’acide phytique contenu dans cet aliment empêche l’absorption des 20 mg de cet oligo-élément. Dans le cas du sélénium, il est pratiquement impossible de trouver 100 mcg par jour par la seule alimentation.

Pourquoi les chercheurs tiennent-ils absolument à souligner qu’il faut aller chercher dans les aliments les nutriments antioxydants qui ont justifié les résultats obtenus par la supplémentation dans leur étude? Pourquoi s’opposent-ils si farouchement au recours aux suppléments? Pourquoi sont-ils prêts à faire des affirmations fausses, comme celles qui consistent à prétendre que l’alimentation peut facilement fournir les nutriments contenus dans le supplément qu’ils ont utilisé dans leur recherche? La réponse à toutes ces questions se justifie par la sainte peur qu’ils ont des suppléments. Pour eux, les suppléments sont une abomination contre laquelle il faut absolument protéger le consommateur.

Les chercheurs sont même prêts à affirmer, sans aucune justification, que les suppléments peuvent être dangereux. Leur étude a pourtant montré que la supplémentation utilisée pour l’étude SU.VI.MAX a apporté d’heureux résultats. Elle s’est poursuivie sur une longue période de huit ans et aucun danger n’est apparu. Mais les chercheurs soutiennent que cette supplémentation n’est pas recommandable. À leurs yeux, il convient toujours se méfier des suppléments.

Mais on ne les entend jamais dire qu’il faut se méfier des médicaments. Ces derniers auraient pleinement et toujours leur raison d’être. Et comme les suppléments sont présentés sous des formes semblables aux médicaments (comprimés, capsules, etc.), il ne faut surtout pas que la population confonde les deux substances. Imaginons ce qui pourrait se produire si la population devait prêter quelque vertu aux suppléments et décidait de les prendre au lieu de certains médicaments. Il faut donc dénigrer systématiquement les suppléments alimentaires.

Les chercheurs impliqués dans l’étude SU.VI.MAX (Supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants) poussent même leur aversion envers les suppléments au point de demander aux journalistes, dans leur communiqué de presse, de les aider dans la diffusion de leurs messages pour que les résultats retrouvés n’incitent pas les consommateurs à rechercher une quelconque pilule. Sur les chaînes de la radio et de la télé, les chercheurs ont répété à maintes et maintes reprises que la pilule SU.VI.MAX ne serait pas commercialisée.

Ils ont donc déformé les conclusions de leur étude pour s’assurer que la population ne se laisserait pas entraîner sur la « dangereuse pente de la supplémentation ». S’il fallait que les gens prennent des suppléments alimentaires, quelle conséquence fâcheuse ne pourrait-on pas rencontrer? Les pires drames risqueraient alors de se produire!

Heureusement que la population n’est pas dupe. Elle est en mesure de reconnaître la valeur des suppléments alimentaires et ne se gène pas pour en faire un usage régulier. Elle ne prête aucun mérite aux craintes injustifiées, déraisonnables et malveillantes des représentants des milieux officiels. Sur le plan de la supplémentation, une bonne partie de la population continue de suivre la voie du gros bon sens. Elle laisse aux défenseurs des intérêts médicaux et pharmaceutiques leurs propos illogiques, irrationnels et fanatiques en matière de suppléments alimentaires. Elle ne prête aucune foi à ces sinistres propos et c’est très bien ainsi.

 

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