Les vitamines du groupe B et le taux d’homocystéine

Certaines études aboutissent à des conclusions qui ne sont aucunement justifiées. Ainsi, par exemple, deux études auraient montré que les individus qui prennent des suppléments de vitamines B ne jouissent pas d’une protection contre les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux. Dans la première étude, il s’agissait de sujets qui étaient déjà atteints de troubles cardiaques. Ils n’ont pas connu de diminution du risque relié à ce problème. Dans la deuxième étude, il s’agissait d’individus ayant déjà fait une crise cardiaque. La supplémentation en vitamines B n’a pas diminué leur risque d’en faire une seconde.

Trois des vitamines du groupe B (vitamine B12, acide folique et vitamine B6) ont la propriété d’abaisser le taux d’homocystéine dans le sang. L’homocystéine est un acide aminé intermédiaire qui a la fâcheuse propriété d’accentuer l’athérosclérose (encrassement des artères). Sous l’influence de ces trois vitamines, l’homocystéine peut se transformer et ainsi devenir inoffensive.

Dans les études auxquelles il est fait allusion plus haut, les sujets prenant des vitamines du complexe B ont effectivement, dans les tous les cas, vu leur taux d’homocystéine sanguin diminuer. Sur ce plan, ces individus ont donc connu une amélioration de leur situation.

Mais un haut taux d’homocystéine n’est par le seul facteur impliqué dans les troubles vasculaires. Ces facteurs sont nombreux. Une alimentation trop riche en gras saturés, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’obésité, le stress sont des exemples de facteurs pouvant conduire à de tels troubles vasculaires. Et ce ne sont pas les seuls facteurs impliqués..

Le simple fait d’abaisser le taux d’homocystéine sanguin n’est pas suffisant pour réduire le risque d’être touché par une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Les autres facteurs en cause sont trop nombreux et trop déterminants pour que ce risque soit atténué par la simple consommation d’un supplément de vitamines B.. Par conséquent, il n’est pas logique de considérer cette supplémentation comme étant un constat d’échec dans l’atténuation de ce risque.

En affirmant que ces vitamines ne réduisent pas le nombre des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux, les chercheurs impliqués dans ces recherches ne font rien d’autre que de contribuer à dénigrer injustement les suppléments. Du même coup, ils laissent entendre que l’homocystéine ne constitue pas vraiment un facteur de risque dans les troubles vasculaires. Ceci est totalement aberrant.

Si on voulait sérieusement démontrer que l’homocystéine n’est pas un facteur de risque dans les troubles vasculaires, il faudrait recruter des individus qui présentent uniquement ce facteur de risque et qui sont exempts des autres. On pourrait ensuite répartir ces individus dans deux groupes : l’un recevant des vitamines du groupe B et l’autre n’en recevant pas. On pourrait alors éventuellement savoir si l’homocystéine constitue vraiment un facteur de risque de crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.

Les études scientifiques peuvent permettre de cerner la vérité. Mais pour atteindre cet objectif, il faut faire autre chose que de tirer des conclusions inappropriées, illogiques et aberrantes. Il faut mesurer ce qui doit vraiment être mesuré.

 

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