L'indice glycémique est-il vraiment utile?

L'indice glycémique est une notion qui a été développée il y a une trentaine d'années par des chercheurs de l'Université de Toronto. Cet indice vise à mesurer l'augmentation du taux de sucre sanguin suite à la consommation de certains aliments.

L'indice glycémique porte sur trois catégories d'aliments :
1- Ceux qui font rapidement augmenter le taux de sucre sanguin. Ce sont les aliments dont l'indice glycémique est de 70 ou plus. 2- Ceux qui font moyennement augmenter le taux de sucre sanguin. Ce sont les aliments dont l'indice glycémique se situe entre 56 et 69. 3- Ceux qui font peu augmenter le taux de sucre sanguin. Ce sont les aliments dont l'indice glycémique est égal ou inférieur à 55.

Certains pays portent une attention toute spéciale à l'indice glycémique. C'est le cas notamment de l'Australie où l'on retrouve sur les étiquettes des aliments un symbole, bleu et blanc, dans le quel est inscrit le chiffre de cet indice. En Amérique du Nord, l'indice glycémique est connu, mais on ne le retrouve pas sur les étiquettes des aliments.

Cet indice est utilisé dans le domaine de la recherche. Il constitue notamment un concept qui présente un certain intérêt, mais pas au point de l'utiliser sur les étiquettes des aliments. En réalité, l'indice glycémique présente certaines particularités qui rendent son utilisation un peu douteuse.

Prenons d'abord l'exemple d'une pomme de terre cuite au four. Son indice glycémique est près de 90. Il s'agit donc d'un aliment qui fait augmenter rapidement le taux de sucre dans le sang. Mais si l'on place cette même pomme de terre au réfrigérateur durant quelques heures, son indice glycémique s'abaisse à 56. On est alors en présence d'un aliment dont l'indice glycémique s'approche de celui des aliments qui font peu augmenter le taux de sucre dans le sang. Pourtant, il s'agit toujours de pommes de terre. En fait, le fait de refroidir une pomme de terre, après cuisson, entraîne une modification de son amidon qui rend ce dernier plus résistant à la digestion.

Un autre exemple d'aliment dont l'indice glycémique varie selon certaines circonstances est celui des fruits. Un fruit bien mûr présente un indice géycémique plus élevé qu'un fruit moins mûr. Une banane verte et dure, par exemple, a un indice glycémique d'environ 60 (il s'agit donc d'un aliment qui fait peu augmenter le taux de sucre sanguin). Mais une banane bien mûre et par conséquent plus molle a un indice glycémique d'environ 80 (il s'agit donc d'un aliment qui fait augmenter rapidement le taux de sucre dans le sang).

Il est pourtant normal de consommer nos fruits lorsqu'ils sont bien mûrs. Ils deviennent alors plus digestes et présentent une valeur nutritive plus élevée. Dans le cas des pommes de terre, on a aussi intérêt à les consommer alors que leur amidon n'a pas été modifié pour le rendre résistant à la digestion. Dans ces deux cas, rechercher des aliments qui présentent un faible indice glycémique, c'est s'exposer à rendre leur digestion plus difficile.

L'indice glycémique est donné pour chacun des aliments. Mais tout le monde consomme plusieurs aliments à un repas donné. La personne qui, par exemple, ajoute des fibres à ses aliments lors d'un repas, vient faire varier l'indice glycémique des autres aliments pris à ce même repas. La présence des fibres retardent l'assimilation de chaque aliment, abaissant ainsi l'indice glycémique de ce repas. Ici encore, les chiffres sont faussés.

Ce sont là quelques exemples d'aliments dont l'indice glycémique peut varier selon certaines circonstances particulières. Il en existe plusieurs autres. Par conséquent, cet indice devient assez arbitraire et ne correspond pas nécessairement à la réalité. De plus, une personne qui ne consommerait que des aliments à faible indice glycémique, limiterait la variété des aliments qu'elle consomme. Sa nutrition risquerait alors d'être moins complète.

Les gens qui se fient à l'indice glycémique pour éviter l'augmentation de leur taux de sucre dans le sang, dans le but d'échapper au diabète par exemple, devraient d'abord penser à éviter tout excès alimentaire. Une surconsommation d'aliments à faible indice glycémique peut conduire à l'embonpoint ou à l'obésité, indépendamment de cet indice.

En définitive, le recours aux aliments à faible indice glycémique n'a pas vraiment d'applications pratiques. Il vaut beaucoup mieux s'astreindre à un bon contrôle alimentaire pour échapper au diabète ou aux autres complications du genre. La frugalité, ou le fait d'éviter tout abus alimentaire, donne de bien meilleurs résultats que celui de tenter d'adopter une alimentation à faible indice glycémique.

 

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