La consommation de viande et les gaz à effets de serre

Dans un excellent article paru dans le Journal de Montréal, le dimanche 2 décembre 2007, Hubert Reeves pose la question suivante : « Et si nous mangions moins de viande? »

Il nous dit, dans cet article que « Manger, c’est consommer indirectement du pétrole ». Les arguments invoqués sont irréfutables. Ils se résument ainsi :

  • Les élevages industriels commandent des besoins énergétiques importants.
  • Ils nécessitent du chauffage.
  • Ils nécessitent de la nourriture pour la croissance des animaux.
  • Ils nécessitent du froid pour la conservation de la viande.
  • Ils nécessitent du transport pour faire parvenir cette viande au point de consommation.

Toutes ces étapes exigent du pétrole. Elles augmentent donc les gaz à effets de serre et contribuent au réchauffement de la planète. À cela s’ajoute le problème du méthane émis par les ruminants. Ces derniers ont quatre estomacs dans lesquels se produit une importante fermentation, ce qui accroît encore les gaz à effet de serre.

Et puisque la viande ne se mange pas crue, il faut également tenir compte de l’énergie nécessaire à sa cuisson.

Au fur et à mesure que l’humanité s’oriente vers la consommation de viande, le cheptel mondial augmente. Désormais, la planète supporte 17 milliards de poulets, 1.4 milliard de bovins, un milliard de cochons et un milliard de canard. Ces chiffres ne tiennent pas compte des dindes, des oies et des poissons d’élevage.

Les surfaces cultivées pour répondre à l’alimentation des animaux de boucherie donnent lieu à la destruction des espaces naturels. Pour produire notamment plus de soya destiné à la nourriture des animaux, on assiste à une déforestation de l’Amazonie.

Si l’humanité diminuait sa consommation de viande, au lieu de l’augmenter comme elle le fait actuellement, on pourrait réduire l’incidence de plusieurs maladies, notamment les troubles cardiovasculaires. Nous consommons en fait trop de protéines animales. Si l’humanité s’orientait vers une alimentation plus végétarienne, il est clair que la réduction des gaz à effet de serre serait significative.

Beaucoup de gens, à l’heure actuelle, sont convaincus que la consommation de viande est nécessaire à l’être humain. C’est une erreur fondamentale. La viande contribue plutôt à nous rendre malades. Beaucoup de gens travaillent à défendre l’environnement. S’ils réalisaient que leur consommation de viande produit exactement l’effet contraire, ils pourraient s’impliquer dans une action salutaire en décidant de consommer moins de viande. Du même coup, ils pourraient apporter une contribution concrète pour sauver la planète.

On exige beaucoup des gouvernements dans la lutte contre toutes les formes de pollution, mais on n’est pas prêts à poser des gestes individuels qui pourraient pourtant y contribuer largement.

 

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