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À la fin des années 1950, un biologiste français, C. Louis Kervran (1901-1983),
découvre une nouvelle propriété à la matière vivante. Celle-ci permet
des transmutations à faible dégagement d'énergie. Ces phénomènes n'ont
rien à voir avec ce qui se passe en physique nucléaire classique. Ce sont
des enzymes qui activeraient ces transmutations biologiques. Ces dernières
se réalisent selon des règles précises.
À la fin du XVIII e siècle, Lavoisier, un des créateurs de la chimie
moderne, enseignait que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
La théorie de Kervran sur les transmutations biologiques ne nie pas ces
principes. Elle va au-delà de ce que Lavoisier concevait en affirmant
qu'un élément simple peut se combiner à un autre élément simple et devenir
un troisième élément simple. On parle ici d'un ajout, mais les transmutations
biologiques peuvent aussi se produire à partir d'une extraction. On peut
enlever à un élément simple les particules d'un autre élément simple et
ainsi obtenir un troisième élément simple.
Règles des transmutations biologiques
Pour comprendre les transmutations biologiques, il faut en expliquer
le fonctionnement.. Les transmutations répondent à des règles précises,
énoncées par Kervran. Ces règles sont faciles à comprendre. On en compte
cinq.
- Les transmutations biologiques se font avec équilibre exact des masses
atomiques.
- Elles se font aussi avec équilibre du nombre des électrons.
- Elles impliquent des déplacements (en plus ou en moins) de l'hydrogène
(H), de l'oxygène (O), du carbone (C) ou du lithium (Li).
- Elles se font à partir d'éléments naturels stables pour aboutir à
d'autres éléments naturels stables.
- Elles se réalisent à faible énergie et impliquent la présence d'enzymes
spécifiques.
Reprenons ces règles une à une pour fournir une explication plus nette.
La première règle implique les masses atomiques. On sait que chaque élément
a sa propre masse atomique. L'hydrogène qui est le premier élément, a
1,0079 comme masse atomique. Le calcium qui est le 20 ième élément, a
40,078 comme masse atomique. Dans le tableau périodique des éléments,
les masses atomiques sont indiquées. Pour qu'une transmutation biologique
puisse se réaliser, il faut que les masses atomiques s'équilibrent.
Exemple : Si (28) = C (12) + O (16)
La deuxième règle porte sur le nombre des électrons. Ce nombre correspond
dans le tableau périodique des éléments à leur rang. L'hydrogène qui est
le premier élément, a donc un électron qui circule autour de son noyau.
Le deuxième élément est l'hélium (He). Il a donc deux électrons qui circulent
autour de son noyau. Le calcium est le vingtième élément. Il a donc vingt
électrons qui circulent autour de son noyau. Pour qu'une transmutation
biologique puisse se réaliser, il faut un équilibre exact du nombre des
électrons.
Exemple : Si (14) = C (6) + O (8)
La troisième règle dit qu'une réaction de transmutation biologique doit
nécessairement impliquer au moins des déplacements (en plus ou en moins)
de l'hydrogène (H), de l'oxygène (O), du carbone (C) ou du lithium (Li).
Dans les deux exemples donnés plus haut, la transmutation serait possible
puisque au moins un de ces éléments y est impliqué.
La quatrième règle porte sur les éléments naturels stables. Le silicium,
le carbone et l'oxygène impliqués dans nos exemples ne sont pas des isotopes
instables, mais des éléments stables. Les isotopes instables ne permettent
pas de réaliser une transmutation biologique.
Exemple : Si (28) + H (1) = P (29)
Cette transmutation n'est pas possible puisque la masse atomique du phosphore
(P) est de 31 et non pas de 29. On obtiendrait ainsi un isotope instable
du phosphore, ce qui nie la quatrième règle.
La cinquième règle suppose l'existence d'une enzyme spécifique pour réaliser
la réaction. Si cette enzyme n'est pas présente, la transmutation ne se
produira pas, même si les quatre autres conditions précédentes sont réunies.
Grandes possibilités de la matière vivante
Les transmutations biologiques se produisent au sein de la matière vivante.
Elles peuvent donc se réaliser chez l'être humain, chez les animaux, chez
plantes et chez les microorganismes. Elles permettent à la matière vivante
de s'auto-équilibrer en matière de minéraux et d'oligo-éléments. La matière
vivante peut ainsi se " fabriquer " les minéraux qui pourraient lui manquer
en utilisant d'autres minéraux qu'elle possède en surplus. Cette possibilité
est fantastique. À la lumière des travaux de Kervran, on ne peut plus
considérer les carences minéralogiques de la façon conventionnelle.
Les phénomènes aberrants
La théorie de Kervran sur les transmutations biologiques a permis d'expliquer
un grand nombre de phénomènes dits aberrants. Par exemple, on sait depuis
très longtemps que la prêle est une plante qui favorise grandement la
recalcification. Les Romains l'utilisaient pour traiter les fractures
osseuses. Or la prêle ne contient pratiquement pas de calcium. Elle est
cependant très riche en silicium organique. C'est ce silicium qui est
transformé en calcium dans l'organisme, comme Kervran l'a démontré. La
réaction est la suivante :
Si + C = Ca
Personne ne pouvait expliquer pourquoi la prêle est recalcifiante. Avec
la théorie de Kervran, l'explication est fournie. Ce phénomène n'est donc
plus considéré comme étant aberrant!
Kervran a également pu expliquer pourquoi la pratique de la jachère redonne
aux sols leur richesse minéralogique. Il a expliqué aussi pourquoi on
voit des paquerettes apparaître sur des gazons dont le sol est plus ou
moins épuisé en calcium. Or les paquerettes sont riches en chaux (carbonate
de calcium). D'où tirent-elles ce calcium?
Pas du sol puisqu'il en contient très peu lorsque les paquerettes apparaissent.
Ces plantes transmutent donc un autre élément en calcium.
Kervran a également apporté une solution aux maladies de la pierre. On
savait que divers monuments, faits de pierres siliceuses, se détériorent
en formant une couche de gyspe (sulfate de calcium) qui finit pas éclater
en surface. Ceci déforme la pierre des monuments. Kervran supposera que
des moisissures (microorganismes) utilisent le silicium des pierres pour
le transmuter en calcium. En tuant, à l'aide d'acides, ces microorganismes
(algues microscopiques, bactéries, etc), on stoppe le processus de dégradation
de la pierre. On peut dire que Kervran a trouvé le remède à la maladie
de la pierre.
Le domaine de la nutrition humaine
Les travaux de Kervran permettent d'entrevoir d'énormes possibilités
en matière de nutrition humaine. Il est certes important d'apporter à
l'organisme une bonne variété d'aliments pour échapper aux carences minéralogiques.
Mais il faut savoir aussi que l'organisme fait très probablement largement
appel aux transmutations biologiques pour aller chercher les minéraux
et oligo-éléments dont il pourrait avoir besoin. On peut supposer que
l'organisme dispose d'un bon nombre d'enzymes capables de réaliser des
transmutations biologiques et qu'il ne s'en prive pas.
Un domaine encore trop peu exploré
À l'époque où le Pr C. Louis Kervran était encore vivant, sa théorie
des transmutations biologiques n'a pas nécessairement fait l'objet d'une
acceptation universelle. Il a été contesté, sans qu'on démontre pour autant
qu'il était dans l'erreur. Ceux qui le contestaient, se contentaient de
l'injurier. Mais Kervran a surtout fait l'objet d'une politique du silence.
On l'a, en fait, tout simplement ignoré dans de nombreux milieux.
Kervran a cependant trouvé un oreille attentive dans les milieux naturistes
et naturopathiques. Il a publié plusieurs articles dans des revues de
santé. Aujourd'hui, on parle très peu de Kervran. Ses ouvrages sont épuisés,
bien qu'on puisse en trouver certains sur Internet. On peut aussi trouver
sur Internet plusieurs documents sur les travaux de Kervran. En consultant
ces documents, on peut découvrir les mérites de ce chercheur exceptionnel.
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