Nous vivons une époque qui ne peut exclure la possibilité d’accident nucléaire. Un tel évènement peut comporter une libération d'iode radioactif. Si l'iode radioactif est absorbé par l'organisme, il s'accumule dans la thyroïde et constitue un sérieux risque de cancer de la thyroïde.
Pour réduire la fixation d'iode radioactif par la thyroïde on peut prendre une quantité d'iode stable, non radioactif, sous forme d’iodure de potassium, suffisante pour saturer la thyroïde et empêcher ainsi la fixation de l'iode radioactif. Il y a une dizaine d’années l’administration de la santé Suisse a décidé, dans une mesure préventive, de distribuer des tablettes d’iodure de potassium aux populations situées dans des zones à risque.
En principe, l'ingestion d'une seule dose de 130 mg d'iodure de potassium, soit 100mg d'iodure est le moyen proposé chez l'adulte. On peut prendre cette dose sur une période allant jusqu’à une semaine.
Pour les enfants de 3 à 18 ans prendre la moitié de cette dose. Pour les moins de 3 ans on conseille 30 mg.
Si l’on ne dispose pas d’iodure de potassium, on peut utiliser une application cutanée de teinture d'iode à 2%, de 4 à 8 ml, en remplacement de l'ingestion d'iodure. Cependant cette méthode sera plus efficace chez l’enfant (il est important de doser selon l’âge).
A titre de comparaison, 100mg d'iodure représente plus de 500 fois l'apport quotidien habituel. Par ailleurs pour être efficace, la prise d'iodure de potassium doit se faire dans les heures qui précèdent la contamination (si elle est annoncée) ou dans les 3 à 5 heures qui suivent.
Le miso pourrait être un facteur préventif à long terme. Dans les années qui suivirent l'explosion d'une bombe atomique à Nagasaki, le Dr Akisuki constata que le personnel de son hôpital ne souffrait pas des suites de la radioactivité. Il attribua ce fait à la consommation régulière de soupe au miso, que faisait le personnel.
En 1972 plusieurs scientifiques japonais entreprirent des recherches permettant la découverte d'une substance appelée zybicolin, ayant la capacité d'attirer, absorber et éliminer de l'organisme les éléments radioactifs comme le strontium.