Selon une étude américaine, l’ail ne ferait pas baisser le mauvais cholestérol

 

Selon une étude américaine, l’ail ne ferait pas baisser le mauvais cholestérol

Une étude publiée dans les Archives of Internal Medicine, par Christopher Gardner (université de Stanford), remet en cause les propriétés de l’ail à abaisser le mauvais cholestérol.

Pendant six mois, près de 200 sujets volontaires âgés de 30 à 65 ans, et ayant une concentration de LDL cholestérol (le « mauvais » cholestérol) « modérément élevée » (130 à 190 mg par dl), ont participé à un essai clinique de l'ail. Six jours sur sept, les participants ont reçu soit de l'ail cru réduit en poudre, soit l'une de deux préparations commerciales d'ail, la Garciline ou le Kyolic 100, soit un placebo.

La quantité d'ail quotidienne correspondait environ à une gousse de taille moyenne. Tous les mois, la composition des suppléments à l'ail et la concentration sanguine de LDL cholestérol des cobayes humains étaient mesurées. Entre novembre 2002 et juin 2005, 169 sujets de l'étude ont poursuivi le traitement. Ni l'ail cru, ni les deux préparations commerciales ne sont capables de diminuer significativement le LDL cholestérol des sujets de cette étude, la première de cette envergure pu­bliée dans une revue savante. La diminution maximale observée de la concentration sanguine de LDL cholestérol ne dépasse pas les 10 mg par décilitre de sang.

Cependant, selon les auteurs de l’étude, ce n'est pas la démonstration définitive que l'ail n'a aucune vertu préventive. Pour évaluer l'effet protecteur de tout agent sur le coeur et les vaisseaux, dans de tels essais cliniques, explique un éditorial de la revue américaine, signé du Dr Mary Charlson de l'université Cornell (New York), il faut définir l'objectif primaire ad hoc. « Le LDL est la cible princi­pale mais pas la seule ».

Si les anomalies de la concentration des lipides (comme le cholestérol par exemple) sont des facteurs contributifs importants, ce ne serait pas uniquement le LDL cholestérol qui contribuerait à la plaque d'athérome. « Il faut compter avec l'inflammation, l'hyper­tension artérielle, l'agrégation des plaquettes san­guines, le diabète, le tabagisme et la génétique », complète Mary Charlson.

Ils soulignent aussi que l’ail peut aussi avoir d’autres propriétés intéressantes pour la santé. À cet égard, l'Organisation mondiale de la Santé et d’autres organismes internationaux reconnaissent l'usage de l'ail en complément à un régime pour contrer l'hyperlipidémie ou pour prévenir l’athérosclérose, de même que pour rétablir une bonne circulation sanguine.

En ce qui nous concerne, à masanténaturelle.com, nous allons étudier plus attentivement le protocole de cette étude et reviendrons plus tard sur le sujet.

 

 



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