| Une nouvelle
étude explique comment la vitamine D peut être une arme puissante contre la tuberculose.
Ce résultat va justifier le démarrage d'essais cliniques pour tester si la supplémentation
en vitamine D peut aider à lutter contre la tuberculose chez les populations à
risque. Une
action de la vitamine sur le système immunitaire était suspectée par les chercheurs
mais cela restait flou dans le détail. Dans leur étude, Robert Modlin et ses collègues
montrent que la vitamine D permet aux deux bras de la réponse immunitaire, l'innée
et l'acquise, de se coordonner contre le bacille de la tuberculose. Les
cellules de la réponse immunitaire innée sont les premières lignes de défense
de l'organisme contre les pathogènes, les pions déjà en place pour se mobiliser
aux premiers signes d'une infection. Les cellules de la réponse immunitaire acquise,
au contraire, développent une réponse spécifique de l'agresseur et le corps a
besoin de plus de temps pour la mettre en œuvre. Les chercheurs ont trouvé que
la vitamine D poussait les lymphocytes T de la réponse acquise à libérer une molécule
appelée interféron gamma (IFN-g) qui active à son tour des cellules de la réponse
innée, les macrophages, pour qu'ils s'attaquent à la bactérie responsable de la
maladie. Les macrophages produisent alors un peptide antimicrobien appelé cathelicidin.
Ce processus demande une certaine quantité de vitamine D et tout le monde n'en
a pas assez. Les
populations à la peau sombre, par exemple, ont plus souvent un déficit en vitamine
D et les Américains d'origine africaine sont ainsi plus susceptibles de développer
la tuberculose et peut-être aussi d'autres maladies infectieuses. C'est
en comparant des Américains d'origine africaine et caucasienne que l'équipe a
découvert que seuls les seconds ayant assez de vitamine D produisaient la cathelicidin
en réponse à l'IFN-g. Ceci suggère que l'effet antituberculeux de la vitamine
D passe par les réponses immunitaires innée et acquise.
II est reconnu maintenant que la carence en vitamine D constitue une pandémie
affectant les pays nordiques, l'enjeu de la connaissance scientifique sur cette
question est donc crucial pour la santé publique. L'ensoleillement
est bien entendu la manière qui doit être privilégiée, mais pour des raisons très
variées et notamment de localisation géographique et de saison, c'est devenu très
difficile pour la grande majorité des personnes habitant au nord ou au sud de
l'équateur. Dans
les aliments, à de très rares exceptions seul le saumon sauvage de l'Alaska est
une source intéressante de vitamine D, mais encore insuffisante à moins de consommer
ce poisson sur une base quotidienne. Les
suppléments de vitamine D sont la seule alternative valable à l'ensoleillement.
S'assurer qu'il s'agit bien de vitamine D3 (cholécalciférol). La
vitamine D3 liquide est de loin supérieure aux comprimés. Ne
pas consommer de vitamine D3 avec un supplément de calcium, sauf sous supervision
de votre médecin. Comment
diagnostiquer une carence en vitamine D? Le petit truc du Dr Michael Holick
Ph.D. M.D. Un test élaboré par le Dr James E. Dowd M.D.. Comment calculer les
besoins quotidiens et quels sont les symptômes d'une carence ou d'une éventuelle
intoxication à la vitamine D. A lire dans notre section des "Amis" Cliquez
ici
|