| Pas moins de 59
% des jeunes adultes présenteraient une carence en vitamine D dans
le sang (un taux sérique inférieur à 20ng/ml., les
plus récentes études suggèrent que la norme doit
se situer autour de 70ng/ml), montre une étude réalisée
en partie à l'Université McGill.
De ces personnes,
le quart souffrirait de carences graves, c'est-à-dire moins de
20 ng/ml.
Les auteurs ont également
noté une relation très significative entre insuffisance
en vitamine D et augmentation des infiltrats graisseux dans le muscle.
Chez les femmes dont le taux de vitamine D était normal en revanche,
la quantité de graisse dans les muscles était inférieure.
Cette recherche est
la première à relier clairement les niveaux de vitamine
D à l'accumulation de gras dans le tissu musculaire.
Surprise
Les auteurs sont surpris
des résultats actuels, puisque les participants à l'étude
étaient de jeunes californiennes profitant d'une bonne alimentation
et d'une bonne exposition au soleil (reconnue pour déclencher la
production de vitamine D par l'organisme).
Ce qui entraîne
une carence en vitamine D dans le groupe étudié n'est donc
pas clairement établi, note le Dr Richard Kremer de l'Université
McGill.
Recommandations
Le Dr Kremer rappelle
que d'autres études doivent maintenant être réalisées
afin de vérifier si la prise de suppléments de vitamine
D est efficace pour réduire l'accumulation de gras dans les muscles
ou augmenter la force musculaire.
Dans quel sens fonctionne
cette association ? Nul ne le sait, selon le Dr Richard Kremer, co-auteur
de l’étude au CUSM, des niveaux élevés de vitamine
D pourraient contribuer à réduire le tissu adipeux. Ou bien
celui-ci pourrait absorber et retenir la vitamine D, ce qui expliquerait
l’état de carence observé chez les personnes en surpoids.
Et la réponse adéquate aussi est en suspens : les chercheurs
ne savent pas encore si des suppléments de vitamine D pourraient
effectivement contribuer à réduire l’accumulation
de gras dans les muscles, ou augmenter la force musculaire .
Les résultats
complets de cette étude réalisée en collaboration
avec le Dr Vincente Gilsanz, de l'University of Southern California,
sont publiés dans le Journal of Clinical Endocrinology and
Metabolism.
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