Existe t-il une alternative au millepertuis pour traiter la dépression légère?

Le millepertuis s’est taillé une belle réputation dans le monde de l’herboristerie, quant à son efficacité pour traiter les dépressions légères. Cette réputation nous est venue d’Allemagne, un pays où l’usage des plantes est encore très répandu et qui jouissant d’un nombre important et sérieux d’études venant appuyer l’usage des simples dans la recherche de la santé.

Cette réputation n’était certainement pas usurpée, et le millepertuis a rapidement gagné ses lettres de noblesses en Amérique du nord, au point d’en devenir quasiment une « mode ». De ce phénoménal succès est probablement venu sa disgrâce; non pas que le millepertuis ne soit devenu subitement inefficace pour traiter la dépression, mais que le monde médical et pharmaceutique a mis en évidence qu'il s'agit d'une plante ayant de multiples interactions médicamenteuses qui l’ont pratiquement reléguée au rang de plante vénéneuse!

Soyons sérieux! Le millepertuis reste une des meilleures plantes médicinales pour traiter la dépression légère à moyenne, et il est vrai qu'il existe des interactions avec de nombreux médicaments qui pourraient en limiter l’usage. Ces interactions démontrent la puissance de cette plante. Une des premières interactions reprochées au millepertuis est d’augmenter l’effet des antidépresseurs conventionnels et des barbituriques. Des interactions existeraient également avec de nombreux médicaments destinés au système cardiovasculaire (hypotenseurs, anticoagulants, etc). Ici je tiens à préciser que je ne conseille à personne de suivre simultanément un traitement conventionnel (prendre des médicaments pharmaceutiques) et suivre un traitement naturel; particulièrement dans le cas de la dépression. Optez pour l’une ou l’autre des alternatives. Cependant dans certains cas quelques remèdes naturels peuvent être un complément efficace à un traitement conventionnel. C'est à votre spécialiste en santé de le déterminer.
Il existerait d’autres interactions médicamenteuses attribuées au millepertuis, notamment avec les produits anticonceptionnels, aussi certaines personnes recherchent une alternative à cette plante, et ne présentant pas l’inconvénient d’interactions aussi importantes.

La Valériane : Dans les années 1800, on la prescrivait de la même façon que l'on prescrit des tranquillisants de nos jours.
L'arrivée des barbituriques dans les années 1950 la fit passer de mode. De nombreux herboristes et homéopathes continuèrent cependant à la prescrire, et de nos jours elle est redevenue très populaire, surtout en Europe, où on la préfère au valium.

La Passiflore : Les récentes recherches tendent à démontrer que ce sont des flavonoïdes qui sont les éléments de la plante responsables de son action relaxante et anti-dépressive. La pharmacopée européenne recommande généralement des produits de passiflore contenant au moins 0.8% de flavonoïdes. Elle est recommandée, toujours en Europe, dans les traitements anti-dépressifs.

Le Houblon : Il est efficace notamment dans les cas d'insomnies et utilisé comme sédatif. Il était d'usage, et se pratique encore de nos jours, de remplir de cônes de houblon, les oreillers, pour favoriser le sommeil.

La Scutellaire : Cette plante réputée pour calmer les gens dépressifs a été au centre de grandes controverses. La Food and Drug administration confirmait un rapport publié en 1943, à savoir que cette plante ne présentait aucune valeur médicinale. Il faut préciser cependant que cette étude, fort ancienne, avait été réalisée sur les vertus de la scutellaire dans le traitement contre ……la rage!
Plus sérieusement et plus récemment, des chercheurs européens et russes ont confirmés les vertus thérapeutiques de cette plante comme tranquillisant. On retrouve d’ailleurs de la scutellaire dans de nombreux somnifères commerciaux.

Même si ces plantes sont d'un usage beaucoup plus sécuritaire que le millepertuis, il est recommandé de ne pas utiliser ces plantes en même temps qu’un traitement conventionnel aux médicaments anti-dépresseurs ou somnifères et barbituriques. De même les femmes enceintes et allaitant ne devraient jamais consommer de plantes médicinales.

Finalement n'oublions pas que la dépression légère est souvent le résultat d'un organisme et d'un mental dépassés et fatigués par les pressions du stress de la vie quotidienne. L'action des plantes pourra soulager les effets ressentis lors de cette dépression, mais une action plus directe sur l'organisme est nécessaire. La pratique de techniques de relaxation est un moyen très sécuritaire direct d'agir sur le corps et l'esprit. Je ne pourrais jamais cesser de recommander la pratique de ces techniques.

En savoir plus sur les techniques de relaxation, cliquez ici

 

 

 

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