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un rapport publié par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ce serait en
effet le cas pour près d'un tiers des cancers du côlon, du sein, des reins et
de l'appareil digestif.
Face au nombre croissant d'obèses dans le monde, l'OMS met en garde contre les
dangers de ce qu'elle considère comme une épidémie. Aux États-Unis, où plus d'un
adulte sur deux souffrent d'obésité, le Centre de prévention et de contrôle des
maladies estime que 300.000 décès annuels sont imputables à l'obésité. S'il est
clairement établi qu'elle accroît le risque de maladies cardio-vasculaires, son
rôle dans le développement des cancers est mal connu.
Selon certaines études, l'obésité augmenterait le risque de cancer du côlon, du
sein, de l'utérus, du rein et de l'œsophage. Du point de vue des chercheurs,
des altérations du métabolisme et du système hormonal seraient à l'origine de
ces cancers chez les obèses. Particulièrement pour les tumeurs hormono-dépendantes
comme celles du sein, de la prostate ou de l'utérus. La production d'œstrogènes,
des hormones qui favorisent la prolifération cellulaire, serait favorisée par
l'augmentation des cellules adipeuses, les adipocytes. On
le sait aujourd'hui, la graisse serait un " organe " qui produit des protéines
et des hormones ayant un effet sur le métabolisme et la santé. Les chercheurs
ont étudié deux protéines qui favorisent l'inflammation (l'interleukine-6 et le
facteur de nécrose tumorale alpha) et une protéine qui contribue à la formation
des caillots sanguins (l'inhibiteur des activateurs du plasminogène 1). Ces
protéines sont toutes fabriquées par les tissus adipeux L'OMS
appelle donc les pays industrialisés à intensifier la recherche sur les relations
entre l'obésité et ces cancers et aussi à augmenter l'effort de prévention. Lire
notre chronique: Réduire
votre inflammation interne vous fera perdre les kilos de trop |