| 1ère
partie: Perte de cheveux chez l'homme
Chez
l'homme, lorsqu'elle n'est pas pathologique (ce qui est le cas dans au
moins 70% des cas) la perte de cheveux, conduit lentement vers la calvitie
partielle ou totale. Elle est appelée alopécie androgénétique et peut
apparaître à n'importe quel âge à partir de 18 ans.
La
perte de cheveux chez la femme est un cas différent et nous parlerons de ce cas,
la semaine prochaine.
La perte
de cheveux a généré, depuis des années, un commerce basé sur de fausses
promesses, un peu comme dans la vente de produits miracles pour la perte
de poids.
Une
percée importante vient d'être faite sur un possible traitement
de la calvitie, grâce à une découverte d'une équipe
de chercheurs de l'Université de Californie. Nous y reviendrons
en fin de cette chronique.
Je commencerai
par décrire quelques traitements que nous avions à notre
disposition jusqu'à présent et qui ont donnés des
résultats intéressants.
Du côté de
l'industrie pharmaceutique, il existe un médicament, le finastéride,
commercialiés sous le nom de Propecia, et qui s'est avéré être efficace
dans la repousse de cheveux. Ce médicament avait été développé pour le
traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate, et l'utilisation
de celui-ci a démontré qu'il était particulièrement efficace pour stimuler
la repousse des cheveux.
Cependant,
comme tout médicament, son utilisation n'est pas sans dangers
et provoque des effets secondaires, dont l'aggravation d'une forme
grave de cancer de la prostate.
Il existe des alternatives naturelles au traitement de problèmes reliés à la prostate
et l'on a constaté que les plantes efficaces dans le traitement de troubles de
la prostate, sont également efficaces pour freiner et même stimuler la repousse
de cheveux. Le
palmier nain : On a constaté que la perte de cheveux était favorisée par
l'excès de dihydrotestostérone (DHT), un sous-produit d'une hormone, la testostérone,
facteur que l'on retrouve également dans l'affection de la prostate. Le palmier
nain inhibe la production d'une enzyme, la 5-alpha-réductase, qui convertit la
testostérone en DHT, ce que fait également le médicament, le finastéride.
Le recours
au Palmier nain est cependant tout à fait sécuritaire. La consommation de 2 comprimés
de 160 mg par jour (soit 320 mg/jour) pourrait permettre à près de 70% des hommes
atteints de début de calvitie, de voir la situation s'améliorer. Il n'est pas
impossible dans certains cas de voir s'améliorer une calvitie plus importante.
Il faut cependant faire preuve de patience et de persévérance, les résultats viennent
lentement (au moins 3 mois pour noter une première amélioration). Le
Pygeum : Cet arbre est originaire d'Afrique et peut atteindre une hauteur
de 35 mètres. On utilise l'écorce pour sa valeur médicinale. Le pygeum agit de
la même manière que le palmier nain, en bloquant la production de 5-alpha-réductase.
Le pygeum est encore plus efficace lorsqu'il est associé à l'Ortie. La posologie
quotidienne serait de 100 mg de pygeum et 500 mg d'ortie (poudre d'ortie en gélules).
Il faudra patienter au moins 6 mois pour noter les premiers résultats. Zinc
: Même action que les deux plantes citées. Le zinc agit en bloquant également
la production de 5-alpha-réductase. Prendre un supplément de 50 mg par jour de
zinc. La
consommation de 3 tasses par jour de thé vert pourrait également contribuer à
freiner ou améliorer la perte de cheveux. Il semblerait que le thé vert freinerait
également la production de 5-alpha-réductase.
Il est également
un supplément, disponible au Québec sous le nom de Pantol.
Ce supplément est sur le marché depuis de nombreuses années et il s'avère
également efficace pour stimuler la repousse des cheveux. Il devrait être
pris en complément du Palmier nain, du Pygéum et de l'ortie. Ce produit
étant originaire de Suède, je suppose qu'il est disponible également en
Europe.
Une
découverte récente ouvre une voie nouvelle pour un traitement
spectaculaire
Pour conclure,
ajoutons que j'ai toujours mentionné que le stress peut
être un facteur aggravant de la perte de cheveux. Récemment une
équipe de chercheurs californiens confirme mes propos en découvrant,
tout à fait par hasard, qu'une hormone du stress
corticolibérine (en anglais: corticotrophin-releasing factor
ou CRF) était responsable du grisonnement et de la perte
complète des poils de souris soumises à un excès
de cette hormone.
Les chercheurs injectèrent
durant 5 jours à ces mêmes souris une protéine anti-stress,
nommée astressin-B, en quelques jours les poils repoussaient et
un mois plus tard, 100% des souris affectées avaient retrouvés
leur pelage normal!
Les chercheurs ont
recommencés l'expérience en utilisant soit un placebo, soit
de l'astressin-B, et les résultats se confirmèrent.
Bien entendu ces expériences
devrait être confirmées sur l'homme pour en tirer des conclusions
définitives, mais on peut supposer qu'il y a effectivement un effet
du stress sur le grisonnement et la perte des cheveux.
En attendant
la production d'un possible médicament, il est certainement
plus utile de s'appliquer à contrôler son stress en utilisant
une technique de relaxation psychosomatique ou de détente par les
sons binauraux pour contribuer
à l'amélioration de la santé du cuir chevelu et stimuler la repousse.
La relaxation a un impact direct sur la production hormonale et stimule
la circulation sanguine. Deux actions qui auront un effet positif sur
la santé capillaire.
Lire
la 2ème partie: La perte de cheveux chez la femme. Découvrez
les bienfaits de la Relaxation Psychosomatique.
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