| Durant
de nombreuses années médecins et diététistes nous ont fait savoir que les œufs
étant riches en cholestérol, la consommation de ceux-ci constituait un facteur
de risque concernant les maladies cardiovasculaires. Ces allégations ont eu pour
conséquences de placer les œufs dans la catégorie d'aliments nocifs pour la santé
dont il fallait réduire la consommation au maximum. Comme toujours dans le
merveilleux monde de la science médicale et diététique, les vérités d'un jour
ne sont pas nécessairement les vérités du jour suivant ! De
plus récentes études ont démontré que finalement il y avait de nombreux avantages
pour la santé à consommer des œufs, et que la richesse de ceux-ci en cholestérol
à très peu d'incidence sur le risque de maladies cardiovasculaires. Mise
en perspective des recommandations relatives aux œufs Des
chercheurs commencent à remettre en question les restrictions touchant les œufs,
fondées sur des études qui avaient examiné ensemble le cholestérol diététique
et les gras saturés. La recherche sur les effets distincts du cholestérol diététique
ne montre aucune incidence significative sur le risque de cardiopathie. -
Une étude sur le risque relatif menée par Exponent, une société d'experts-conseils
scientifiques établie à Washington (DC), a conclu que la contribution des œufs
au risque de cardiopathie est négligeable. L'étude avait pour but d'évaluer le
risque relatif de cardiopathie associé à la consommation d'œufs, comparativement
à d'autres facteurs de risque, dont l'âge, la génétique, les habitudes alimentaires,
le tabagisme, la consommation d'alcool, l'hypertension, le cholestérol sérique,
l'obésité, le diabète et le sédentarisme. Après une analyse scientifique approfondie
des grandes études sur les causes de la cardiopathie, on a établi que les œufs
ne contribuent au risque de maladie coronarienne que dans une proportion de 0,6
% dans le cas des hommes et de 0,4 % dans les cas des femmes, quand on suppose
d'autres facteurs de risque modifiables.
- De
telles recherches pourraient aider à changer les recommandations répandues qui
restreignent la consommation d'œufs pour éviter la cardiopathie, surtout si on
tient compte de la contribution positive des œufs sur le plan nutritionnel. Les
œufs fournissent un certain nombre de nutriments en diverses quantités, y compris
de la choline, de l'acide folique, du fer, du zinc et des protéines de haute qualité,
et ils ne contiennent qu'environ 75 calories. Ils fournissent aussi de petites
quantités de lutéine et de zéaxanthine, qui pourraient être utiles pour prévenir
la cataracte et la dégénérescence maculaire liée à l'âge.
On
considère aujourd'hui que l'œuf possède de très nombreux éléments nutritifs indispensables
à la santé, dont tous les minéraux et vitamines connues à ce jour, excepté la
vitamine C. La
consommation régulière d'œuf est bénéfique pour : -
La santé des yeux (l'œuf est riche en lutéine, un élément nutritif favorable pour
préserver la vue et protéger de la cataracte et autres maladies des yeux reliées
au vieillissement).
- Protection
contre le cancer du sein (selon une étude, les femmes consommant au moins 6 œufs
par semaine abaissent de 40% le risque d'être atteintes d'un cancer du sein. pourrait
protéger les femmes contre le cancer du sein. En effet, des chercheurs de la Faculté
de médecine de l'Université Harvard ont découvert des preuves suggérant que les
adolescentes qui consomment régulièrement des œufs sont moins susceptibles d'avoir
le cancer du sein plus tard dans la vie)
- Des
cheveux et des ongles plus résistants (le souffre et la vitamine B12 contenus
dans l'œuf contribuent à renforcer les téguments).
- Perdre
plus facilement du poids (des études ont démontré que les personnes incluant les
œufs dans leur petit déjeuné, diminuaient automatiquement de minimum 400 calories
leur consommation totale quotidienne).
- Améliorer
la mémoire (la richesse en choline et lécithine sont des nutriments indispensables
du cerveau).
Combler
la carence en choline avec les œufs Des
chercheurs à la Iowa State University ont évalué l'apport en choline dans
le régime de sous-groupes précis de la population et ont découvert que l'apport
habituel est bien inférieur à l'apport suffisant pour les grands enfants, les
hommes, les femmes et les femmes enceintes. -
Seulement 10 % ou moins des membres de ces sous-groupes consomment une quantité
de choline se rapprochant de la quantité recommandée. Cette étude, la première
à évaluer l'apport en choline au sein de la population, est importante parce que
la choline constitue un nutriment essentiel pour le fonctionnement normal de toutes
les cellules et du cerveau.
- Il
faut souligner de façon particulière le constat que l'apport en choline est faible
chez les femmes enceintes, puisque des études antérieures ont démontré que la
choline joue vraisemblablement un rôle dans le développement du cerveau et de
la mémoire du fœtus. La National Academy of Sciences (États-Unis) recommande un
supplément de choline pour les femmes enceintes et qui allaitent (550 mg et 450
mg, respectivement).
- En
outre, une autre étude présentée cette semaine à la National Nutriment Data Bank
Conference a indiqué que l'apport en choline diminue avec l'âge, et que les adultes
de 71 ans et plus consomment en moyenne environ 264 mg par jour, à peu près la
moitié de la norme sur l'apport suffisant en choline (550 mg/jour pour les hommes,
425 mg/jour pour les femmes).
- Les
deux études recommandent de consommer davantage d'aliments qui sont de bonnes
sources de choline, afin de contribuer à combler l'apport insuffisant. Deux œufs
contiennent environ 250 mg de choline, c'est-à-dire environ la moitié de l'apport
quotidien recommandé. (Les autres sources riches en choline comprennent le foie
de bœuf et le germe de blé.)
Un
bémol, le facteur inflammation Dans
le merveilleux monde de l'alimentation rien n'est jamais simple et le docteur
Floyd H. Chilton Ph. D. nous le rappelle. Ce chercheur américain a passé de nombreuses
années de sa vie professionnelle à étudier les conséquences de l'inflammation,
et plus particulièrement l'inflammation dite silencieuse, sur la santé. Selon
le Dr Chilton le jaune d'œuf est très riche en acide arachidonique, un acide gras
à chaîne longue de type Oméga-6, un facteur précurseur de l'inflammation, et est
donc un aliment à éviter, à moins de ne consommer que le blanc d'œuf (ce qui équivaudrait
à se priver des éléments les plus nutritifs de l'œuf). Un
écart trop important dans le rapport entre les Oméga-3 et Oméga-6 contenus dans
un aliment représente un facteur favorisant l'inflammation et de nombreux troubles
de santé. Les œufs produits par les poules élevées de façon industrielle, dont
l'alimentation consiste essentiellement en maïs, sont 20 fois plus riches
en Oméga-6 que des œufs de poules élevées en liberté et alimentées en graines
de lin. Nous
relativiserons donc l'opinion du Dr Chilton en précisant que la consommation régulière
d'œuf est un facteur positif pour la santé MAIS qu'il est très important
de ne consommer que des œufs de poules élevées en liberté, de qualité biologique
et nourries de graines de lin (c'est-à-dire des œufs catalogués bio-Oméga-3).
Œufs
et perte de poids, lire également : Les
œufs aident à perdre du poids et à combler les lacunes nutritionnelles Inflammation
silencieuse, lire également : L'ennemi
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