| Le système
immunitaire est un réseau complexe de cellules et organes qui produisent
des agents très puissants de défenses lors d’une agression
pathogène. Comment fonctionne-t-il et faut-il vraiment intervenir
dans son fonctionnement pour nous préserver de la maladie? On nous
suggère régulièrement, surtout lors d’épidémies,
de le renforcer ou de le stimuler, mais savons-nous réellement
ce qu’est le système immunitaire et comment il fonctionne?
Système
immunitaire inné
Le système
immunitaire consiste principalement en un ensemble de cellules et de protéines
qui agissent pour protéger l’organisme contre des microorganismes
infectieux, potentiellement nocifs, tels que bactéries, virus ou
champignons et il joue également un rôle de défense
contre les cellules cancéreuses.
La défense
de première ligne de l’organisme commence par la peau. Celle-ci
est une barrière impénétrable pour la grande majorité
des agents infectieux, dont la plupart ne pourront pénétrer
dans l’organisme que par les muqueuses, comme la bouche, le nez,
les yeux, les organes sexuels. Ces zones sont cependant protégées
par les mouvements du mucus, des enzymes et d’autres liquides biologiques.
Cette première
ligne de défense fait partie de ce que l’on appelle le
système immunitaire inné, dont fait également
partie la deuxième ligne de défense que sont la réaction
inflammatoire et l’action des globules blancs phagocytes. Certaines
substances chimiques connues sous le nom de compléments, qui sont
des protéines actives attaquant les bactéries, et l’interféron
qui possède des propriétés antivirales, constituent
d’autres défenses.
Ce sont des
défenses dites non spécifiques et leur action est rapide.
Système
immunitaire adaptatif
Ce système,
très complexe, attaque spécifiquement des agresseurs particuliers
et ciblés. Sa fonction consiste à fabriquer des défenses
contre une gamme de microorganismes agresseurs ou de cellules cancéreuses
(tumorales).
Ce système
doit d’abord reconnaître le microorganisme ou la cellule cancéreuse
comme un agresseur extérieur ou antigène. Il se produit
alors une réaction humorale ou cellulaire contre l’antigène.
La réaction humorale élabore des protéines solubles,
les anticorps ou immunoglobulines, fabriquées par les lymphocytes
B. L’action cellulaire se situe autour de l’activité
des lymphocytes T.
Le système
immunitaire est présent dans tout l’organisme, mais on estime
que près de 80% est situé au niveau de la flore intestinale.
D’où l’on comprendra l’importance de maintenir
une flore bactérienne complète, en bon équilibre
et en santé.
On a longtemps
supposé que le système immunitaire était un système
indépendant, mais maintenant on a démontré qu’il
est intimement relié à d’autres systèmes, tels
que le système nerveux et le système endocrinien. Par exemple,
les globules blancs possèdent des récepteurs pour les neurotransmetteurs
produits par le cerveau. On aurait également découvert des
récepteurs spécifiques à certaines hormones et que
certains globules blancs peuvent même produire et sécréter
des hormones qui communiquent directement avec le système hormonal.
Pratiquement,
comment tout cela fonctionne-t-il?
Devant toute
agression, on observe deux phases principales de réactions. D’abord,
une mise en action du mécanisme d’urgence, comportant des
moyens non spécifiques, c’est-à-dire les mêmes
quelle que soit la situation. En attendant qu’intervienne la deuxième
phase avec des agents spécifiques, tels que les anticorps adaptés
à la nature de l’agresseur, l’organisme libère
de la properdine, substance bactéricide et une catalase, enzyme
défensif intervenant aussi bien contre des microbes pathogènes
que lors d’un conflit entre bactéries ou entre bactéries
et cellules de l’organisme.
Indépendamment
de ces moyens extrêmes, nous avons à notre disposition, en
permanence, des moyens toujours en alerte; notamment certaines hormones,
des éléments de la lymphe, et la plupart des sécrétions,
toutes bactéricides : salive, suc digestif, sueur, larmes, urine,
la bile avec son glutathion, etc. Bien entendu, dans l’arsenal de
défense de première ligne, ne pas oublier la fièvre,
qui est le plus remarquable agent de défense, et le plus négligé,
puisqu’un des premiers actes médicaux est d’intervenir
pour l’abaisser artificiellement. On interrompt de cette manière
l’oxydation, la neutralisation des déchets, virus et germes
pathogènes.
La deuxième
phase de défense voit l’intervention des anticorps spécifiques,
élaborés durant le déroulement de la phase initiale. Cette deuxième phase est plus longue et prend généralement de 4 à 10 jours (parfois un peu plus) pour être complétée. Elle correspond à la phase finale de la maladie, alors que la première phase correspond à la période durant laquelle les symptômes de la maladie sont les plus évidents. Ces symptômes, ne sont pas la maladie, mais les manifestations de l'action du système immunitaire, qui est au travail.
Alors
qu’est-ce que la maladie?
Nous ne tombons
pas malade parce que le déroulement normal des fonctions de défense
est livré au hasard, mais du fait que nous n’avons pas su
entretenir correctement notre corps. Pour organiser efficacement sa défense
il nous faut lui restituer les moyens et l’aider avec ceux que la
nature met à notre disposition.
Il faut bannir
la crainte, l’exclure de nos pensées. Nous savons qu’un
organisme qui n’est pas surchargé de toxines peut mieux se
défendre qu’un autre; ses défenses sont intactes et
ses réactions seront rapides et efficaces.
Pourquoi
la médecine officielle actuelle ne peut-elle trouver le secret
de la vraie santé? Parce que sa recherche est orientée dans
un seul sens de destruction, et non dans celui du rétablissement
d’un milieu normal, permettant l’équilibre et la protection
naturelle.
On le comprendra,
l’organisme est parfaitement équipé pour affronter
toute agression extérieure.
Le vrai mal
n’est pas ce que l’on appelle « maladie », cet
état dénote un effort de l’organisme pour se libérer
des obstacles nuisant au bon équilibre des fonctions. La maladie
n’est pas une absence de santé, mais le refus d’acceptation,
par l’organisme, d’une situation anormale et la traduction
d’un effort pour rétablir l’équilibre perturbé.
Le professeur Bouchard, célèbre au 19ème siècle,
écrivait : «la maladie est l’ensemble des
actes qui doivent conduire à la guérison».
Comprendre
par tout ceci que les symptômes ne sont pas la maladie,
mais l’effort de l’organisme pour lutter contre un agent agresseur
ou un déséquilibre dans son fonctionnement.
Un organisme
fort doit réagir contre toute infraction aux lois naturelles chaque
fois qu’il est placé dans des conditions anormales.
La
vaccination
L’objet
de cette chronique n’est pas la vaccination, mais il difficile de
ne pas la mentionner brièvement. En effet, par la vaccination la
science dite moderne, pense intervenir ingénieusement dans le processus
immunitaire. L’idée de la vaccination est donc de favoriser
sa vitesse de réaction en lui faisant « connaître »
à l’avance un profil d’agresseur possible, pour qu’il
fabrique des anticorps contre celui-ci et puisse passer à la deuxième
phase de défense dès le début de l’agression.
Dans la réalité,
on spécialise l’organisme dans la défense contre les
seuls germes dont un échantillonnage lui a été injecté.
Le résultat est que l’être humain se défend
de plus en plus mal contre d’autres agressions et est de plus en
plus fragilisé. Toute nouvelle vaccination est un élément
affaiblissant de plus et une course sans fin.
L’agresseur
change constamment, appelant à de nouvelles vaccinations et ce
cercle vicieux mène à un système immunitaire finalement
de moins en moins efficace, étant partie intégrante
d’un organisme de plus en plus dévitalisé et pollué
par les vaccins.
Et rappelons-nous
que le vaccin, ne « protège », si protection il y a
vraiment, que pour quelques mois au mieux, alors qu’une
immunité acquise naturellement, l’est pour la vie.
Reprendre
confiance dans notre système immunitaire
La recherche
nous le démontre, le système immunitaire est intimement
relié à d’autres systèmes de l’organisme.
Il est donc primordial de suivre un mode de vie qui préserve la
qualité du « terrain », c'est-à-dire qui maintienne
en santé et en harmonie l’ensemble physique et mental. Faisons
confiance en notre système immunitaire, il est le mieux apte et
équipé pour assurer nos défenses. Sans intervenir
directement dans son fonctionnement, comme le fait la vaccination,
il est possible de le soutenir en mettant notre organisme
au repos, en évitant de couper brusquement certains symptômes,
tel que la fièvre, qui ne sont autre que partie de son action et
en étant confiant en son efficacité (avoir une attitude
positive et sans craintes) et en lui fournissant certains aliments, certaines
plantes, qui le nourriront et le stimuleront à faire efficacement
son travail. Lorsqu’une plante abaisse la température ou
provoque la sudation, elle le fait en parfaite harmonie et symbiose avec
le système immunitaire.
Voilà
comment il faudrait se comporter pour affronter une agression à
notre santé.
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Note:
Ce texte comporte plusieurs extraits de la méthode harmoniste de
Raymond Dextreit. |