| Cette plante,
proche cousine du Thym, est cultivée comme aromate, mais on la retrouve également
à l'état sauvage, dans les lieux arides et sablonneux de l'Europe méridionale. Les
Romains de l'Antiquité associaient la sarriette aux satyres de la mythologie qui
organisaient des orgies en l'honneur de Dionysos. Depuis les temps les plus reculés
on a attribué des qualités aphrodisiaques à la sarriette. Maurice
Mességué raconte que son père la qualifiait de " plante du bonheur ". Pour sa
part il la considère surtout comme une plante stimulante, aux propriétés digestives
et carminative. Sainte
Hildegarde la recommandait contre la goutte, les pertes blanches et l'arrêt des
règles chez la femme. Plus
récemment on aurait découvert une action curative de la sarriette contre certains
cancers du foie. La
sarriette est riche en huiles essentielles, dont le carvacol et le thymol. Propriétés
: On
reconnaît à la sarriette des vertus toniques et digestives. On l'utilise dans
la composition de préparations antibactériennes, antifongiques et spasmolytiques
intestinales. Elle est carminative, antispasmodique, vermifuges, expectorante. La
sarriette est utile dans les cas de : - Flatulences
et digestion difficile
- Douleurs
gastriques nerveuses
- Spasmes
intestinaux
- Fermentations
intestinales, ballonnements
- Parasites
intestinaux
- Diarrhées
(surtout chez l'enfant)
- Bronchites
et asthme
- La
cystite
- Piqûres
d'insectes (en usage externe)
- Petites
plaies (en usage externe)
- Les
aphtes (en gargarisme d'infusion)
Utilisation
:
On utilise les feuilles et les sommités fleuries récoltées au début de la floraison.
Son usage en aromathérapie doit se faire avec la plus grande précaution et sous
la supervision d'un aromathérapeute qualifié. Mode
d'emploi :
Infusion : 20 à 30 g par litre d'eau bouillante. Il faut laisser infuser
10 minutes. Ou 3 bonnes pincées par tasse d'eau bouillante. |