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étude scientifique démontre que le lait de chèvre peut être considéré un aliment
fonctionnel Un
groupe de l'Université de Grenade, coordonné par la professeur Margarita Sánchez
Campos, a démontré que le lait de chèvre contient de nombreuses substances nutritives
qui contribue à améliorer l'état de santé. La
consommation habituelle de lait de chèvre par des individus présentant une anémie
par déficience de fer améliore leur récupération, vu qu'il accentue l'efficacité
nutritive du fer et la régénération de l'hémoglobine ; c'est-à-dire que ce type
de lait minimise les interactions entre le calcium et le fer. D'autre part, il
protège la stabilité de l'ADN même dans des situations de surcharge de fer dérivées
de traitements prolongés avec ce minéral afin de pallier l'anémie. Les
chercheurs ont constaté que le lait de chèvre contient de nombreuses substances
nutritives qui le rendent comparable au lait maternel, comme l'est la caséine.
Le lait de chèvre contient moins de caséine du type alfa 1, responsable de la
plupart des allergies au lait de vache. Il est ainsi hypoallergique. Un
lait favorisant la flore intestinale Un
autre parmi ses bénéfices est en rapport avec la quantité et la nature de ses
oligosaccharides. Le lait de chèvre présente plus d'oligosaccharides de composition
semblable à ceux du lait maternel. Ces composés arrivent au gros intestin sans
avoir été digérés et agissent comme prébiotiques, contribuant ainsi au
développement d'une flore probiotique qui élimine la flore bactérienne pathogène. Moins
de lactose Le
lait de chèvre contient tout à la fois une proportion moindre de lactose que celui
de vache, quelque 1% de moins, mais comme sa digestibilité est plus grande, elle
peut être tolérée par certains individus présentant une intolérance à ce
sucre du lait. La
différence essentielle entre la composition du lait de vache et celui de chèvre
se trouve dans la nature de sa graisse, non seulement en raison d'une dimension
moindre des globules, mais aussi de la composition que cette graisse présente
quant à ses acides gras. Il contient plus d'acides gras essentiels (linoléique
et araquidonique) que le lait de vache. Les deux font partie de la série oméga
6. D'autre part, il présente 30-35% d'acides gras à chaîne moyenne (C6-C14) MCT,
face aux 15-20% de celui de la vache. Ces acides gras constituent une source
rapide d'énergie et ne se trouvent pas emmagasinés sous forme de tissu adipeux.
De plus, la graisse de lait de chèvre diminue les niveaux de cholestérol total
et maintient des niveaux adéquats de triglycérides et de transaminases (GOT et
GPT). Ceci en fait un aliment de choix pour la prévention des maladies cardiovasculaires. Une
source de calcium hautement assimilable Les
scientifiques de l'UGR signalent qu'en ce qui concerne sa composition minérale,
le lait de chèvre est riche en calcium et en phosphore, hautement
biodisponible et facilement déposable dans la matrice organique de l'os, ce
qui donne lieu à une amélioration des paramètres de formation osseuse. Il présente
de même une quantité élevée de zinc et de sélénium, qui sont des
substances micronutritives essentielles pour la défense antioxydante et la prévention
de maladies neurodégénératives. D'après
les chercheurs, l'ensemble de ses raisons font que le lait de chèvre puisse être
considéré un aliment naturel fonctionnel dont la consommation habituelle
(ou celle de ses dérivés) doit être stimulée chez tout le monde, mais spécialement
chez les personnes qui présentent des allergies, une intolérance au lait de vache,
des problèmes d'absorption, un taux élevé de cholestérol, de l'anémie, une ostéoporose,
ou bien ayant fait l'objet de traitements prolongés avec des suppléments en fer.
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