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Les 4 facteurs de risques des deux tiers des hospitalisations liées au Covid-19

Une étude de modélisation suggère que la majorité des hospitalisations chez les adultes atteints de la COVID-19 sont attribuables à au moins un de ces facteurs de risque.

 

Par La rédaction Avec l'Université Tufts, campus des sciences de la santé

 

 

Mise à jour le 06/04/2021 | Publié le 06/04/2021

Les 4 facteurs de risques des deux tiers des hospitalisations liées au Covid-19

Cette étude de modélisation suggère que la majorité des hospitalisations chez les adultes au COVID-19, aux États-Unis, sont attribuables à au moins l'une des quatre conditions préexistantes: obésité, hypertension, diabète et insuffisance cardiaque, dans cet ordre.

 

L'étude, publiée dans le Journal of the American Heart Association ( JAHA ) et dirigée par des chercheurs de la Gerald J.et Dorothy R. Friedman School of Nutrition Science and Policy de l'Université Tufts, a utilisé une simulation mathématique pour estimer le nombre et la proportion des hospitalisations américaines liées au COVID-19 qui auraient pu être évitées si les patients n'avaient pas souffert de quatre affections cardiométaboliques majeures. Chaque condition a été fortement liée dans d'autres études à un risque accru de mauvais résultats avec une infection au COVID-19.

 

Les chercheurs ont estimé que, parmi les 906.849 hospitalisations totales dues au COVID-19 survenues chez des adultes américains au 18 novembre 2020:

  • 30% (274 322) étaient attribuables à l'obésité;
  • 26% (237 738) étaient attribuables à l'hypertension;
  • 21% (185 678) étaient attribuables au diabète;
  • 12% (106 139) étaient attribuables à une insuffisance cardiaque.

En termes épidémiologiques, la proportion attribuable représente le pourcentage d'hospitalisations au COVID-19 qui auraient pu être évitées en l'absence des quatre conditions. En d'autres termes, l'étude a révélé que les personnes pouvaient encore avoir été infectées, mais ne pas avoir eu d'évolution clinique suffisamment grave pour nécessiter une hospitalisation. Lorsque les chiffres des quatre affections ont été combinés, le modèle suggère que 64% (575 419) des hospitalisations liées au COVID-19 auraient pu être évitées.

Les quatre conditions ont été choisies sur la base d'autres recherches publiées dans le monde entier montrant que chacune est un prédicteur indépendant des issues graves, y compris l'hospitalisation, chez les personnes infectées par le COVID-19.

«Les prestataires de soins médicaux devraient éduquer les patients susceptibles de présenter un risque de COVID-19 sévère et envisager de promouvoir des mesures de style de vie préventives, telles que l'amélioration de la qualité de l'alimentation et de l'activité physique, afin d'améliorer la santé cardiométabolique globale. Il est également important que les prestataires soient conscients des disparités en matière de santé» a déclaré la première auteure Meghan O'Hearn, doctorante à la Friedman School.

«Nous savons que les changements dans la qualité de l'alimentation seuls, même sans perte de poids, améliorent rapidement la santé métabolique en seulement six à huit semaines» a déclaré Dariush Mozaffarian, auteur principal et doyen de la Friedman School. «Il est crucial de tester de telles approches de style de vie pour réduire les infections graves au COVID-19, à la fois pour cette pandémie et les futures pandémies susceptibles de venir».

 

La mortalité largement supérieure dans les pays à fort taux d'obésité

Le Parisien publiait récemment: "Covid-19 : la mortalité largement supérieure dans les pays à fort taux d’obésité"

Cet article mentionne que les membres de la Fédération mondiale de l’obésité viennent de publier un rapport géant dans lequel ils ont examiné les données de mortalité, liées au coronavirus, de 160 pays, fournies notamment par l’Université Johns-Hopkins (JHU) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce rapport démontre que l’obésité est un grand facteur de risque:

"Dans les pays où plus de la moitié de la population adulte est classée en surpoids, la probabilité de décès dus au Covid est dix fois plus élevée que dans les pays où moins de 50% de la population est en surpoids. Sur les 2,5 millions de victimes du coronavirus signalées à la fin de février 2021, 2,2 millions se trouvaient dans des pays où plus de la moitié de la population est classée en surpoids."

"Dans ces pays, la Fédération mondiale de l’obésité recense une moyenne de 66,8 décès pour 100.000 adultes. Un ratio qui tombe, en moyenne, a 4,5 décès pour 100.000 habitants dans les régions du globe où moins de 50% des adultes sont en surpoids. Ces chiffres varient peu en fonction de la moyenne d’âge ou du niveau de vie."

"Aux États-Unis, où 152 décès ont été enregistrés pour 100.000 habitants, 67,9% de la population adulte est en surpoids. Tout comme le Brésil, deuxième pays le plus touché en nombre de morts, avec 93 victimes pour 100.000 habitants et plus de 56% de Brésiliens en surpoids."

"En France où l’on recensait 96 décès pour 100.000 habitants fin février, 59% de la population est en surpoids, 21% en obésité."

"La première étude a été réalisée à New York et montre que l’obésité multiplie par 4 le risque d’hospitalisation en cas d’infection et par 6 pour ceux atteints d’obésité sévère (IMC supérieur à 40). Le risque de décès serait accru de 48% pour les personnes obèses, selon l’Université de Caroline du Nord."

Précisons que la Covid-19 n’est pas la première infection virale respiratoire qui impacte fortement les personnes en surpoids, ce fait avait déjà été démontré lors de la grippe H1N1.

 

Références:

Study Estimates Two-Thirds of COVID-19 Hospitalizations Due to Four Conditions

Coronavirus Disease 2019 Hospitalizations Attributable to Cardiometabolic Conditions in the United States: A Comparative Risk Assessment Analysis

Covid-19 : la mortalité largement supérieure dans les pays à fort taux d’obésité

 

 

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