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Les villes n'ont pas à tuer tous les moustiques pour contre le virus du Nil

Les villes n'ont pas à tuer tous les moustiques pour contre le virus du Nil

Les municipalités n'ont pas à éliminer la totalité des maringouins pour empêcher la dissémination du virus du Nil occidental.

C'est ce que semble indiquer l'étude de trois chercheurs de l'Université de l'Alberta.

Le virus du Nil, qui est transporté par les oiseaux et propagé par les piqûres de moustiques, pourrait être à l'origine de plus de 1300 cas d'infection au Canada l'an dernier. De ce nombre, 10 des personnes atteintes sont décédées. La meilleure méthode de prévention connue consiste à pulvériser des larvicides.

A partir des statistiques sur le nombre d'oiseaux morts et d'autres données provenant de l'Etat de New York, où le virus s'est propagé à compter de 1999, les chercheurs albertains ont calculé qu'une réduction du nombre de moustiques de 40 à 70 pour cent au printemps aurait suffi à empêcher la poursuite de la propagation du virus dans cet Etat en 2000.

"Nos modèles nous disent qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une ville entièrement libre de moustiques", a expliqué l'une des trois scientifiques qui ont rédigé l'article publié mercredi dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society.

Grâce à leur modèle, disent les chercheurs, il devient possible d'évaluer la baisse minimale du nombre de moustiques requise pour empêcher la transmission de la maladie.

Si les autorités municipales savent à quel seuil il faut ramener la population locale de moustiques, elles peuvent limiter l'épandage d'insecticides et le remplissage de terres humides pour atteindre le niveau requis.

Les chercheurs ont aussi découvert qu'éliminer corneilles, geais et pies - les plus vulnérables au virus du Nil - ne fait qu'accroître les risques d'épidémie. S'il y a moins d'oiseaux, chaque oiseau sera piqué plus souvent par les moustiques; il y aura donc davantage d'oiseaux infectés. En conséquence, quand un moustique piquera un oiseau, il aura un plus grand risque d'être infecté.

 

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