| La vitamine D joue
un rôle clé dans l'activation des défenses immunitaires,
ont montré des chercheurs de l'Université de Copenhague,
dont les travaux ont été publiés dans Nature
Immunology.
Cette découverte
explique pourquoi les cellules lymphocytes T (ou cellules T), véritables
soldats du système immunitaire qui tuent bactéries ou virus,
sont moins actives contre l'infection chez les malades présentant
de faibles concentrations en vitamine D.
L'équipe de
Carsten Geisler a montré que les cellules tueuses ont besoin de
la vitamine D pour passer à l'action et que lorsqu'il y a une carence
de vitamine D dans le sang elles restent dormantes et inactives.
Le Pr Geisler a expliqué
que lorsque une cellule T est exposée à un agent pathogène
étranger, elle déploie un dispositif de signalisation, ou
+antenne+, connue comme un récepteur à la vitamine D, avec
lequel elle recherche la vitamine D. Cela signifie que la cellule T doit
avoir de la vitamine D, faute de quoi l'activation de la cellule cesse.
Si les cellules T ne peuvent pas trouver suffisamment de vitamine D dans
le sang, elles ne vont même pas commencer à se mobiliser.
Selon les chercheurs,
les cellules T humaines dormantes ne présentent ni le récepteur
à la vitamine D, ni une enzyme appelée PLC-gamma1, dont
l'expression est liée à la vitamine D, et qui doit permettre
à la cellule de délivrer une réponse spécifique
contre l'agent pathogène.
Les scientifiques
savent depuis longtemps que la vitamine D est importante pour l'absorption
du calcium et elle a aussi été impliquée dans des
maladies comme le cancer et la sclérose en plaques, mais ce qu'ils
n'avaient pas réalisé, c'est combien cette vitamine a un
rôle crucial pour activer le système immunitaire.
Quarante experts de
différents pays et spécialités, emmenés par
le docteur en neuroscience David Servan-Schreiber, ont lancé récemment
un appel pour sensibiliser les pouvoirs publics au développement
de la recherche sur le rôle de la vitamine D.
Les trois-quarts des
Européens manquent de cette vitamine, selon eux. Une récente
étude menée au Canada démontre que deux canadiens
sur trois ont un taux de vitamine D sous la norme recommandée,
qui est par ailleurs sous-estimée et sera probablement revue prochainement
à la hausse.
La meilleure source
de vitamine D est l'exposition suffisante aux rayons du soleil, l'organisme
étant en mesure de la synthétiser. Pour la population des
pays nordiques et même d'autres contrées de l'Europe et de
l'Amérique du Nord, il est quasiment impossible de bénéficier
d'une exposition suffisante, surtout les longs mois d'hiver. L'alimentation
peut-être un apport complémentaire, mais ne peut être
suffisante par elle-même. Voir notre chronique sur le sujet: Est-il
exact que la population nord américaine souffre d’une carence
en vitamine D
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